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PÊCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
lion à longue distance. Seul le marquage pourra fournir des renseignements
sérieux sur ce point.
9.300.
Franchissement vers l’amont
Les passes à poissons sont d’un usage très ancien. Quelques types ont
gardé un certain intérêt, beaucoup n’ont conduit qu’à des échecs. On peut classer ainsi les dispositifs de franchissement :
9.300,0. Passes rustiques
La passe consiste en un fossé creusé dans une des rives, suivant une pente
de 2 à 10 pour cent, et reliant le bief amont au bief aval. Toutes les saillies de
roc sont conservées pour freiner le courant d’eau. Lorsque la pente est supérieure à 5 pour cent, des blocs de rocher sont placés en chicane, ou dans le
milieu du fossé, pour réduire la vitesse de l’eau.
Des bassins de repos intermédiaires, contenant de 10 à 20 mètres cubes
d’eau, sont aménagés, lorsque le relief le permet. Ces passes qui sont en usage
depuis longtemps, en Norvège principalement, donnent d’excellents résultats
quand elles sont bien placées. Elles nécessitent toutefois un débit d’eau assez
important.
Sur les barrages peu élevés et à faible pente à l’aval, on peut appliquer le
même principe en transformant le barrage lui-même en « échelle ». Sur sa
pente aval on dispose pour cela des dés de maçonnerie ou des madriers,
brisant et ralentissant la vitesse de la lame d’eau descendante.
9.300,1. Passes à bassins successifs
La passe, en bois ou béton, reliant bief amont et bief aval, consiste en
un canal compartimenté en un certain nombre de bassins en gradins. L’eau
se déverse d’un bassin à l’autre par des chutes d’une hauteur moyenne de 30
à 35 centimètres pour des poissons tels que les saumons et de 20 centimètres
pour les aloses. Souvent les bassins successifs communiquent également par
un orifice noyé (Menzies, 1934 ; Lindgreen, 1939).
9.300,2. Passes à chicanes
Fréquentes en Scandinavie, ces passes se présentent sous la forme d’une
goulotte en bois de quatre à cinq mètres de large. La vitesse du courant y
est ralentie par des cloisons verticales constituant une sorte de labyrinthe,
(Morel, 1930).
C’est à ce type que sont à rattacher les « deep baffled channel » construits
à Hell’s Gâte sur le Fraser (B.C. Canada) (Rounsefell et Everhart, 1953).
Ces hauts couloirs à déflecteurs ont été choisis à Hell’s Gâte pour leur grande
insensibilité aux variations de débit et de niveau d’eau. Réalisé sous une
forme provisoire, en bois ou en palplanches métalliques, ce type de passe
équipe souvent les barrages, en Amérique, tout au long de leur construction,
en attendant la mise en service des échelles définitives.
PÊCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
lion à longue distance. Seul le marquage pourra fournir des renseignements
sérieux sur ce point.
9.300.
Franchissement vers l’amont
Les passes à poissons sont d’un usage très ancien. Quelques types ont
gardé un certain intérêt, beaucoup n’ont conduit qu’à des échecs. On peut classer ainsi les dispositifs de franchissement :
9.300,0. Passes rustiques
La passe consiste en un fossé creusé dans une des rives, suivant une pente
de 2 à 10 pour cent, et reliant le bief amont au bief aval. Toutes les saillies de
roc sont conservées pour freiner le courant d’eau. Lorsque la pente est supérieure à 5 pour cent, des blocs de rocher sont placés en chicane, ou dans le
milieu du fossé, pour réduire la vitesse de l’eau.
Des bassins de repos intermédiaires, contenant de 10 à 20 mètres cubes
d’eau, sont aménagés, lorsque le relief le permet. Ces passes qui sont en usage
depuis longtemps, en Norvège principalement, donnent d’excellents résultats
quand elles sont bien placées. Elles nécessitent toutefois un débit d’eau assez
important.
Sur les barrages peu élevés et à faible pente à l’aval, on peut appliquer le
même principe en transformant le barrage lui-même en « échelle ». Sur sa
pente aval on dispose pour cela des dés de maçonnerie ou des madriers,
brisant et ralentissant la vitesse de la lame d’eau descendante.
9.300,1. Passes à bassins successifs
La passe, en bois ou béton, reliant bief amont et bief aval, consiste en
un canal compartimenté en un certain nombre de bassins en gradins. L’eau
se déverse d’un bassin à l’autre par des chutes d’une hauteur moyenne de 30
à 35 centimètres pour des poissons tels que les saumons et de 20 centimètres
pour les aloses. Souvent les bassins successifs communiquent également par
un orifice noyé (Menzies, 1934 ; Lindgreen, 1939).
9.300,2. Passes à chicanes
Fréquentes en Scandinavie, ces passes se présentent sous la forme d’une
goulotte en bois de quatre à cinq mètres de large. La vitesse du courant y
est ralentie par des cloisons verticales constituant une sorte de labyrinthe,
(Morel, 1930).
C’est à ce type que sont à rattacher les « deep baffled channel » construits
à Hell’s Gâte sur le Fraser (B.C. Canada) (Rounsefell et Everhart, 1953).
Ces hauts couloirs à déflecteurs ont été choisis à Hell’s Gâte pour leur grande
insensibilité aux variations de débit et de niveau d’eau. Réalisé sous une
forme provisoire, en bois ou en palplanches métalliques, ce type de passe
équipe souvent les barrages, en Amérique, tout au long de leur construction,
en attendant la mise en service des échelles définitives.
