ENV1R0NNEM ENT. CIRCULATION
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9.3. CIRCULATION
L’abondance d’une espèce dans un plan d’eau est, entre autres choses,
principalement fonction de la fréquence, dans ce plan d’eau, de la coexistence des composants qualitatifs suivants de l’espace vital : zones favorables à
la reproduction, zones favorables à l’alimentation, zones d'abris (5.51 — 5.52).
Suivant les caractéristiques des milieux et des espèces, ces diverses zones
peuvent, soit se trouver réunies, cas d’espèces essentiellement sédentaires,
soit se trouver éloignées les unes des autres par des distances pouvant dépasser
mille kilomètres pour les grands migrateurs, l'ne espèce se développera donc
d’autant mieux :(1) qu’elle pourra mieux circuler entre ses différentes zones
de reproduction, d’alimentation et d’abris ; (2) que ces déplacements ne
conduiront pas ses individus dans des impasses, d’où ils ne pourront plus
regagner leur plan d’eau ; (3) que le dit plan d’eau possède une configurât ion
favorable à un judicieux équilibre entre les zones de reproduction, d’alimentation et d’abris des espèces en cause. D’où la division de ce paragraphe en quatre sections :
— Dispositifs pour le franchissement des obstacles.
— Dispositifs d’interdiction de passage, et de guidage.
— Sauvetage (des poissons qu’aucun dispositif n’a pu empêcher de
s’engager dans des secteurs où ils sont menacés de périr).
— Modification de l’hydrographie des plans d’eau.
9.30. Dispositifs pour le franchissement des obstacles
Qu’un barrage ou une chute naturelle vienne cloisonner l'habitat de poissons sédentaires, le mal n’est pas grand ; ceux-ci trouvent en général, réunies
dans une zone peu étendue, les conditions nécessaires à leur reproduction et
à leur croissance. Avec les variétés migratrices de truites Sabno trutta, Salmo
gairdneri, de sandres, Lucioperca sandra, ou d’autres espèces, ces conditions
peuvent ne plus se trouver réunies lorsqu’un obstacle infranchissable coupe la
zone aval de croissance de la zone de reproduction amont. Faute d’un dispositif artificiel de franchissement le stock est alors condamné. Avec «les
espèces anadromes à grandes migrations, comme le saumon Sabno salar,
tout barrage infranchissable édifié en aval de la zone de fraye doit être
obligatoirement pourvu d’un dispositif de franchissement eflicace, faute de
quoi la population de saumons disparaîtra en quelques années. Pour bon
nombre d’espèces, nous ne pouvons encore nous prononcer sur l'utilité des
passes à poissons, faute de connaissances suffisantes sur leur biologie. Tel
est le cas par exemple du tinéni du Niger, Alestes séné gale ns is, dont nous
ignorons encore si les migrations apparentes correspondent bien à une migration réelle et nécessaire, à longue distance, ou simplement à une somme de
déplacements individuels limités, pouvant donner l'impression d'une migra-
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9.3. CIRCULATION
L’abondance d’une espèce dans un plan d’eau est, entre autres choses,
principalement fonction de la fréquence, dans ce plan d’eau, de la coexistence des composants qualitatifs suivants de l’espace vital : zones favorables à
la reproduction, zones favorables à l’alimentation, zones d'abris (5.51 — 5.52).
Suivant les caractéristiques des milieux et des espèces, ces diverses zones
peuvent, soit se trouver réunies, cas d’espèces essentiellement sédentaires,
soit se trouver éloignées les unes des autres par des distances pouvant dépasser
mille kilomètres pour les grands migrateurs, l'ne espèce se développera donc
d’autant mieux :(1) qu’elle pourra mieux circuler entre ses différentes zones
de reproduction, d’alimentation et d’abris ; (2) que ces déplacements ne
conduiront pas ses individus dans des impasses, d’où ils ne pourront plus
regagner leur plan d’eau ; (3) que le dit plan d’eau possède une configurât ion
favorable à un judicieux équilibre entre les zones de reproduction, d’alimentation et d’abris des espèces en cause. D’où la division de ce paragraphe en quatre sections :
— Dispositifs pour le franchissement des obstacles.
— Dispositifs d’interdiction de passage, et de guidage.
— Sauvetage (des poissons qu’aucun dispositif n’a pu empêcher de
s’engager dans des secteurs où ils sont menacés de périr).
— Modification de l’hydrographie des plans d’eau.
9.30. Dispositifs pour le franchissement des obstacles
Qu’un barrage ou une chute naturelle vienne cloisonner l'habitat de poissons sédentaires, le mal n’est pas grand ; ceux-ci trouvent en général, réunies
dans une zone peu étendue, les conditions nécessaires à leur reproduction et
à leur croissance. Avec les variétés migratrices de truites Sabno trutta, Salmo
gairdneri, de sandres, Lucioperca sandra, ou d’autres espèces, ces conditions
peuvent ne plus se trouver réunies lorsqu’un obstacle infranchissable coupe la
zone aval de croissance de la zone de reproduction amont. Faute d’un dispositif artificiel de franchissement le stock est alors condamné. Avec «les
espèces anadromes à grandes migrations, comme le saumon Sabno salar,
tout barrage infranchissable édifié en aval de la zone de fraye doit être
obligatoirement pourvu d’un dispositif de franchissement eflicace, faute de
quoi la population de saumons disparaîtra en quelques années. Pour bon
nombre d’espèces, nous ne pouvons encore nous prononcer sur l'utilité des
passes à poissons, faute de connaissances suffisantes sur leur biologie. Tel
est le cas par exemple du tinéni du Niger, Alestes séné gale ns is, dont nous
ignorons encore si les migrations apparentes correspondent bien à une migration réelle et nécessaire, à longue distance, ou simplement à une somme de
déplacements individuels limités, pouvant donner l'impression d'une migra-
