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PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
pour gaspiller de l’énergie électrique en puissance et pour compromettre la
navigabilité des rivières. » C’était en fait reconnaître le bien fondé de l’œuvre
de restauration des montagnes, entreprise depuis 1860 par les forestiers
français dans les Alpes, les Pyrénées et les Cévennes (Mougin, 1931).
L’exactitude de ces observations se vérifia avec les années, mais il fallut
attendre presque la seconde moitié du xxe siècle pour que le forestier commence à penser autrement qu’en sylviculteur, le conservateur du sol à autre
chose qu’à sa terre, l’ingénieur à autre chose qu’à ses travaux et à ses usines,
Fig. 9.13. — Réseau de banquettes en construction
dans le bassin de l’Oued Beth.
(Cliché Service de Défense et de la Restauration des sols du Maroc.)
le naturaliste à autre chose qu’aux oiseaux, au gibier ou aux poissons... Tous
commencent maintenant à comprendre que leurs intérêts respectifs sont solidaires à l’intérieur de cette unité biologique que constitue un « bassin versant ». Tous commencent à comprendre que, faute d’une bonne conservation
ou restauration du sol de ces bassins versants, on y assistera plus ou moins
rapidement au déclin progressif de la pêche, de la chasse, des forêts, des
cultures, de l’élevage, des industries agricoles, de la navigation, de la puissance hydroélectrique et finalement de l’importance de la population susceptible de vivre sur ce bassin versant. Tous commencent à se rendre compte
que, pour être véritablement efficace, la restauration des sols doit être conçue
dans le cadre des bassins versants (Leavitt, 1949).
PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
pour gaspiller de l’énergie électrique en puissance et pour compromettre la
navigabilité des rivières. » C’était en fait reconnaître le bien fondé de l’œuvre
de restauration des montagnes, entreprise depuis 1860 par les forestiers
français dans les Alpes, les Pyrénées et les Cévennes (Mougin, 1931).
L’exactitude de ces observations se vérifia avec les années, mais il fallut
attendre presque la seconde moitié du xxe siècle pour que le forestier commence à penser autrement qu’en sylviculteur, le conservateur du sol à autre
chose qu’à sa terre, l’ingénieur à autre chose qu’à ses travaux et à ses usines,
Fig. 9.13. — Réseau de banquettes en construction
dans le bassin de l’Oued Beth.
(Cliché Service de Défense et de la Restauration des sols du Maroc.)
le naturaliste à autre chose qu’aux oiseaux, au gibier ou aux poissons... Tous
commencent maintenant à comprendre que leurs intérêts respectifs sont solidaires à l’intérieur de cette unité biologique que constitue un « bassin versant ». Tous commencent à comprendre que, faute d’une bonne conservation
ou restauration du sol de ces bassins versants, on y assistera plus ou moins
rapidement au déclin progressif de la pêche, de la chasse, des forêts, des
cultures, de l’élevage, des industries agricoles, de la navigation, de la puissance hydroélectrique et finalement de l’importance de la population susceptible de vivre sur ce bassin versant. Tous commencent à se rendre compte
que, pour être véritablement efficace, la restauration des sols doit être conçue
dans le cadre des bassins versants (Leavitt, 1949).
