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PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
pression dans les rivières à truites et à saumons des cachettes permettant aux
alevins d’échapper aux prédateurs, asphyxie dans les gravières colmatées
des œufs et des jeunes alevins de truites et de saumons : Hobbs (1937),
Shapovalov(1937), Ellis (1936,1937), Ward (1938), Summer et Smith (1940),
McCrimmon (1950) (10. 041).
Lorsqu’il s’agit de pollutions industrielles, la mise en évidence des dommages causés peut se faire de deux façons :
L’analyse biologique de la rivière, en amont et en aval du point de déversement, montrera l’importance de la diminution de la population des invertébrés de fond, et l’étendue de la zone sur laquelle s’étend cette diminution.
Dans les rivières à truites et à saumons, l’enfouissement dans les gravières,
au moment de la fraye, en amont et en aval du point de déversement, de
boîtes d’alevinage «Vibert» garnies d’un nombre d’œufs connu, permettra
de comparer peu avant l’éclosion le pourcentage d’œufs morts à l’amont avec
le pourcentage d’œufs morts par asphyxie à l’aval des points de déversements.
Lorsqu’il s’agit de pollution par érosion naturelle, la comparaison se
fera, faute de mieux, avec un cours d’eau analogue où l’érosion est faible.
9.0 41. Pollution mécanique de l’eau
Nous avons déjà eu l’occasion d’examiner rapidement l’influence de la
turbidité de l’eau sur la productivité (5. 35). Nous avons vu, qu’avec Langlois,
certains voyaient dans l’augmentation de la turbidité la cause majeure de
l’appauvrissement de la pèche d’un grand nombre de rivières et de lacs, alors
que d’autres, avec Van Oosten, concluaient que l’érosion et l’augmentation
de turbidité qui s’ensuit n’étaient pas fatalement défavorables à la productivité des pêches continentales. Nous avons vu que tout cela était affaire de
mesure, et que l’influence de la turbidité variait avec les espèces, les saisons,
et la persistance de cette turbidité sur des délais plus ou moins longs.
Pour résoudre le problème des pollutions mécaniques, il est indispensable
de commencer par le poser de façon la plus précise possible, et de voir quels
sont les divers modes d’action de ces particules en suspension, modes d’action
que nous pouvons classer en trois groupes :
(1) Réduction de la pénétration des radiations lumineuses, avec pour
conséquences : diminution de la flore et du dégagement d’oxygène dû à sa
photosynthèse. Ce phénomène n’entraîne aucune destruction de poisson par
pollution mécanique, mais, d’une part diminue la productivité, d’autre part
freine l’autoépuration, et rend par conséquent plus dangereuses les pollutions
chimiques, particulièrement organiques.
(2) Blessures à l’épithélium délicat des branchies des poissons, portes
ouvertes aux attaques par les agents pathogènes. Ces blessures sont d’autant
plus à redouter que les particules de matériaux en suspension sont plus
grandes et plus dures.
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