THÉORIE DES PÈCHES. ÉTUDE QUANTITATIVE
265
parallèle avec des poches de mailles différentes. Pour le cas d'une pêcherie
exploitée à la seine ou au chalut, prenons l’exemple de deux seines à mailles
de 44 et 112 millimètres qui, pêchant alternativement, pendant le même
temps, donnent avec l’espèce plie les captures mentionnées dans les colonnes 1,
2 et 3 du tableau 8.4. Sur le graphique 8.4 nous portons en abscisse les longueurs en centimètres, et en ordonnée le rapport des captures faites, d’une
part par l’engin à mailles de 112 millimètres, d’autre part par l’engin à mailles
de 44 millimètres, qui est supposé tout prendre au-dessus de la taille (/r). Nous
obtenons une courbe en S figurant la sélectivité de l’engin à maille de 44 millimètres. On voit qu’avec la maille de 112 millimètres la mortalité par pèche
est nulle pour les poissons mesurant moins de 17 centimètres, atteint 10 pour
cent pour les poissons de 22 centimètres, 50 pour cent pour 24,5 centimètres,
90 pour cent pour 27 centimètres et atteint 100 pour cent à partir de 30 centimètres.
Bien qu'il soit possible mathématiquement de tenir compte de cette séleclivité progressive entre 17 et 30 centimètres, il est en général suffisant de calculer la longueur moyenne de sélection (Zr) pour la convertir ensuite dans
l’âge correspondant (tc). Cela revient à compenser les captures représentées
par la surface .4, de taille inférieure à (Zc), par les fuites, représentées par la
surface A', de taille supérieure à (lc). Avec une courbe de sélectivité relativement régulière, cette compensation intervient au point d’inflexion de la courbe
correspondant au pourcentage de captures de 50 pour cent, et correspondant
dans l’exemple ci-dessus à une valeur pour (Zc) de 24,5 centimètres.
Le contrôle peut être fait par le calcul. Soit (yo), (yi), (y 2) les valeurs des
ordonnées du graphique correspondant aux longueurs (Zo), (Zi), (Z2)... Mesurons
sur le graphique les valeurs :
yi — yo = do
y2 — yi = di
yo — yz —
Nous obtiendrons la valeur (Zc) par l’équation :
±0,5
le dernier facteur étant à ajouter ou à soustraire suivant que le (dz) est affecté
au (ZT) inférieur ou supérieur. Dans le cas particulier
le = 24,41
Vibert et Lagler. — Pêches continentales.
10
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parallèle avec des poches de mailles différentes. Pour le cas d'une pêcherie
exploitée à la seine ou au chalut, prenons l’exemple de deux seines à mailles
de 44 et 112 millimètres qui, pêchant alternativement, pendant le même
temps, donnent avec l’espèce plie les captures mentionnées dans les colonnes 1,
2 et 3 du tableau 8.4. Sur le graphique 8.4 nous portons en abscisse les longueurs en centimètres, et en ordonnée le rapport des captures faites, d’une
part par l’engin à mailles de 112 millimètres, d’autre part par l’engin à mailles
de 44 millimètres, qui est supposé tout prendre au-dessus de la taille (/r). Nous
obtenons une courbe en S figurant la sélectivité de l’engin à maille de 44 millimètres. On voit qu’avec la maille de 112 millimètres la mortalité par pèche
est nulle pour les poissons mesurant moins de 17 centimètres, atteint 10 pour
cent pour les poissons de 22 centimètres, 50 pour cent pour 24,5 centimètres,
90 pour cent pour 27 centimètres et atteint 100 pour cent à partir de 30 centimètres.
Bien qu'il soit possible mathématiquement de tenir compte de cette séleclivité progressive entre 17 et 30 centimètres, il est en général suffisant de calculer la longueur moyenne de sélection (Zr) pour la convertir ensuite dans
l’âge correspondant (tc). Cela revient à compenser les captures représentées
par la surface .4, de taille inférieure à (Zc), par les fuites, représentées par la
surface A', de taille supérieure à (lc). Avec une courbe de sélectivité relativement régulière, cette compensation intervient au point d’inflexion de la courbe
correspondant au pourcentage de captures de 50 pour cent, et correspondant
dans l’exemple ci-dessus à une valeur pour (Zc) de 24,5 centimètres.
Le contrôle peut être fait par le calcul. Soit (yo), (yi), (y 2) les valeurs des
ordonnées du graphique correspondant aux longueurs (Zo), (Zi), (Z2)... Mesurons
sur le graphique les valeurs :
yi — yo = do
y2 — yi = di
yo — yz —
±0,5
le dernier facteur étant à ajouter ou à soustraire suivant que le (dz) est affecté
au (ZT) inférieur ou supérieur. Dans le cas particulier
le = 24,41
Vibert et Lagler. — Pêches continentales.
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