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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
8.411,0. Notions générales sur la croissance
(1) Qu’il s’agisse de poissons, de crustacés ou de lamellibranches, leur
courbe de croissance en longueur est presque sans exception à pente continuellement décroissante et elle tend ainsi à se rapprocher d’une asymptote
supérieure parallèle à l’axe des x et dont la valeur en ordonnée est indiquée
par le symbole (Loo)- Leur courbe de croissance en volume ou en poids tend
également à se rapprocher d’une asymptote supérieure d’ordonnée (PLoo),
mais après avoir enregistré un point d’inflexion pour une valeur approximativement égale au tiers de l’ordonnée de l’asymptote supérieure.
(2) Soit un graphique dont abscisse et ordonnée représentent les longueurs dans la même unité. Supposons connue la longueur moyenne des
individus d’une population pour chaque intervalle de temps (x) (en général
une année). Portons sur le graphique une série de points correspondant en
abscisse aux longueurs (/«) à l’instant (Z) et en ordonnée aux longueurs
(Zt+x) ou (Zt+i) à l’instant (Z + x) ou (t
1) si l’année est l’unité de temps.
Ces points sont en général en ligne droite. L’intersection de cette droite avec
la bissectrice des deux axes de coordonnée rectangulaires donnera l’ordonnée
de l’asymptote supérieure de la courbe de croissance en longueur. Ce point
correspond en effet à l’instant où (lt — lt+x) c’est-à-dire à l’instant où la
croissance en longueur devient nulle (fig. 8.3).
(3) Au cours de sa croissance, le poids d’un organisme varie comme le
cube de ses dimensions linéaires. Ce rapport est évidemment différent en cas
de changement de forme ou de densité, mais en pratique souvent les différences ne sont pas suffisamment importantes pour qu’il soit nécessaire d’en
tenir compte.
(4) Von Bertalanffy (1938) considère la croissance comme le résultat
de deux processus opposés : l’un (anabolisme) proportionnel à la surface des
organismes (donc au carré de leur longueur), l’autre (catabolisme) proportionnel à leur poids (donc au cube de leur longueur). Une équation linéaire entre
(lt) et (lt+x) peut alors être obtenue :
lt = Lao (1 — e-«(‘-‘o))
(42)
qui peut encore s’écrire :
lt — Lco — (Lqo — Iq) e Kt
(43)
dans lesquelles (A) est un coefficient du catabolisme, (to) l’âge auquel (lt) est
théoriquement égal à zéro et (Zo) la longueur au temps (t) — 0.
(5) Les équations correspondant à la croissance pondérale peuvent être
obtenues en portant au cube la formule (42) :
Il t = Il oo (1 — e-«(‘-‘.))3
(44)
IV( = [IV'oo^ — (PVoo’’ — H''o%) e- * ‘p
(45)
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