THÉORIE DES PÈCHES. ÉTUDE QUANTITATIVE
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deux facteurs : la puissance de capture des engins utilisés et le temps pendant
lequel ces engins ont été utilisés.
Le temps pendant lequel les engins sont utilisés est en général exprime
en heures. Pour des engins comme les lignes dormantes, les seines, les filets
dérivants, qui sur certaines pêcheries ont une période de travail à peu près
fixe, on peut remplacer les heures par le nombre de poses, ou de coups effectués.
La puissance de capture ne peut s’exprimer que de façons différentes
pour des engins très dissemblables ; c’est ainsi que les propositions suivantes
ont été faites :
Engins
Puissance
DE CAPTURE
Unité d’effort
Lignes à main.
Nombre d’hameçons, 1 en
général.
L’heure de pêche a
1 hameçon.
Grandes lignes dormantes.
Nombre d’hameçons.
L’heure de pêche à 100 ou
1 000 hameçons.
Filets maillants fixes, et
filets dérivants.
Surface de filets d’une
maille donnée.
L’heure de pêche par
unité de surface.
Chalut.
Taille, tonnage ou puissance des chalutiers.
L’heure de pêche à la
tonne de jauge.
Ces unités d’effort de pêche dont nous venons de donner quelques exemples
ne peuvent pas être toujours utilisées sans corrections. 11 faut en particulier
tenir compte du phénomène de saturation de l’engin ou du pêcheur : la saturation de l’engin est de règle pour les grandes lignes dormantes. Supposons
que l’une d’elles comportant 100 hameçons fournisse 30 poissons au bout de
10 heures de pêche. Au bout de 10 heures de pêche sa puissance n’était plus
que de 70 hameçons, à supposer encore que tous ceux-ci aient gardé leur
appât dans un état de conservation suffisant. La puissance réelle déployée
1
100 + /0
or 1
1 n L
T
n est donc que de
2------=
hameçons sur 10 heures. La saturation
du pêcheur doit entrer en ligne de compte lorsque, les captures étant très
nombreuses, le nombre d’heures passées à capturer du poisson se trouve
amputé de façon sérieuse du temps à retirer constamment les engins de l’eau
pour en sortir le poisson.
En règle générale l’effort de pêche d’un groupe de pêcheurs ou d’une flotille de bateaux est égal à la somme des efforts individuels. Des facteurs de
correction sont toutefois parfois à prévoir : dispersion possible ou mise à
l’abri des poissons effrayés par le nombre de pêcheurs ou de bateaux, ce qui
réduit l’importance des captures ; concentration possible d’un grand nombre
de pêcheurs ou de bateaux sur les secteurs les plus riches en poissons grâce
à une recherche des bancs en collaboration, ce qui augmente l’importance
des captures.
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deux facteurs : la puissance de capture des engins utilisés et le temps pendant
lequel ces engins ont été utilisés.
Le temps pendant lequel les engins sont utilisés est en général exprime
en heures. Pour des engins comme les lignes dormantes, les seines, les filets
dérivants, qui sur certaines pêcheries ont une période de travail à peu près
fixe, on peut remplacer les heures par le nombre de poses, ou de coups effectués.
La puissance de capture ne peut s’exprimer que de façons différentes
pour des engins très dissemblables ; c’est ainsi que les propositions suivantes
ont été faites :
Engins
Puissance
DE CAPTURE
Unité d’effort
Lignes à main.
Nombre d’hameçons, 1 en
général.
L’heure de pêche a
1 hameçon.
Grandes lignes dormantes.
Nombre d’hameçons.
L’heure de pêche à 100 ou
1 000 hameçons.
Filets maillants fixes, et
filets dérivants.
Surface de filets d’une
maille donnée.
L’heure de pêche par
unité de surface.
Chalut.
Taille, tonnage ou puissance des chalutiers.
L’heure de pêche à la
tonne de jauge.
Ces unités d’effort de pêche dont nous venons de donner quelques exemples
ne peuvent pas être toujours utilisées sans corrections. 11 faut en particulier
tenir compte du phénomène de saturation de l’engin ou du pêcheur : la saturation de l’engin est de règle pour les grandes lignes dormantes. Supposons
que l’une d’elles comportant 100 hameçons fournisse 30 poissons au bout de
10 heures de pêche. Au bout de 10 heures de pêche sa puissance n’était plus
que de 70 hameçons, à supposer encore que tous ceux-ci aient gardé leur
appât dans un état de conservation suffisant. La puissance réelle déployée
1
100 + /0
or 1
1 n L
T
n est donc que de
2------=
hameçons sur 10 heures. La saturation
du pêcheur doit entrer en ligne de compte lorsque, les captures étant très
nombreuses, le nombre d’heures passées à capturer du poisson se trouve
amputé de façon sérieuse du temps à retirer constamment les engins de l’eau
pour en sortir le poisson.
En règle générale l’effort de pêche d’un groupe de pêcheurs ou d’une flotille de bateaux est égal à la somme des efforts individuels. Des facteurs de
correction sont toutefois parfois à prévoir : dispersion possible ou mise à
l’abri des poissons effrayés par le nombre de pêcheurs ou de bateaux, ce qui
réduit l’importance des captures ; concentration possible d’un grand nombre
de pêcheurs ou de bateaux sur les secteurs les plus riches en poissons grâce
à une recherche des bancs en collaboration, ce qui augmente l’importance
des captures.
