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PÊCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
antérieurement (6.121,21), du degré d’isolement dans lequel elles se trouveront, de l'hybridation? Cela dépasse le cadre de cet ouvrage (1).
(1) Voir à ce sujet : Mayr (1942), Caïn (1944), Anderson (1949).
Nous rappellerons seulement avec Grinnel (1924) et Dice (1952) que
tout se passe comme si tout habitat ou toute niche tendait à être occupé par
une nouvelle communauté ou une nouvelle espèce qui se façonne à partir du
premier matériau disponible convenable.
7.4. EXEMPLES DE SUCCESSIONS PRIMAIRES
CONDUISANT A UN CLIMAX CLIMATIQUE
7.40. Rivières
Réserve faite des accidents de terrains provoquant les cascades, rapides
ou pools pouvant exister sur le trajet des cours d’eau, c’est un fait que d’une
façon générale la pente de leur profil en long augmente en remontant de la
mer vers les sources. L’érosion fluviale, fonction de la vitesse du courant et
de la pente, est d’autant plus forte que l’on se déplace vers l’amont. La conséquence, bien connue des hydrauliciens et des écologistes, mais ignorée en
général du public, est que les cours d’eau d’origine nivale ou fluviale (à l’exclusion des cours d’eau d’origine glaciaire), voient leurs sources se déplacer lentement, mais constamment, de plus en plus en amont. Ils ne s’allongent donc
pas principalement vers l’aval, mais vers leurs sources qui reculent de plus
en plus haut et de plus en plus loin en montagne.
En même temps que les sources reculent, allongeant vers l’amont le secteur
à eaux froides et vives du cours d’eau, les secteurs d’aval s’aplanissent sous
l’apport des alluvions d’amont ; le courant s’y affaiblit, entraînant avec une
élévation de la température, la possibilité d’installation de la végétation.
Tandis que de nouvelles eaux vives sont créées à l’amont, des eaux primitivement vives s’assagissent. Les communautés d’eaux froides progressent vers
l’amont, colonisant de nouvelles eaux froides, tandis que dans le secteur d’aval
qu’elles occupaient primitivement elles doivent céder la place à des communautés d’eaux plus chaudes et moins courantes.
La figure 7.2 schématise les travaux devenus classiques de Shelford
(1911) sur les rivières de la rive nord du lac Michigan.
Sont représentées :
— en (A) une coupe en travers d’un bassin versant avant la naissance
d'un cours d’eau ;
— en (B) la même coupe en travers, avec un cours d’eau au stade d’évolution (I), caractérisé uniquement par des eaux rapides et oxygénées et des
espèces pionniers ;
en (C) la même coupe en travers, avec un cours d’eau au stade d’évo
PÊCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
antérieurement (6.121,21), du degré d’isolement dans lequel elles se trouveront, de l'hybridation? Cela dépasse le cadre de cet ouvrage (1).
(1) Voir à ce sujet : Mayr (1942), Caïn (1944), Anderson (1949).
Nous rappellerons seulement avec Grinnel (1924) et Dice (1952) que
tout se passe comme si tout habitat ou toute niche tendait à être occupé par
une nouvelle communauté ou une nouvelle espèce qui se façonne à partir du
premier matériau disponible convenable.
7.4. EXEMPLES DE SUCCESSIONS PRIMAIRES
CONDUISANT A UN CLIMAX CLIMATIQUE
7.40. Rivières
Réserve faite des accidents de terrains provoquant les cascades, rapides
ou pools pouvant exister sur le trajet des cours d’eau, c’est un fait que d’une
façon générale la pente de leur profil en long augmente en remontant de la
mer vers les sources. L’érosion fluviale, fonction de la vitesse du courant et
de la pente, est d’autant plus forte que l’on se déplace vers l’amont. La conséquence, bien connue des hydrauliciens et des écologistes, mais ignorée en
général du public, est que les cours d’eau d’origine nivale ou fluviale (à l’exclusion des cours d’eau d’origine glaciaire), voient leurs sources se déplacer lentement, mais constamment, de plus en plus en amont. Ils ne s’allongent donc
pas principalement vers l’aval, mais vers leurs sources qui reculent de plus
en plus haut et de plus en plus loin en montagne.
En même temps que les sources reculent, allongeant vers l’amont le secteur
à eaux froides et vives du cours d’eau, les secteurs d’aval s’aplanissent sous
l’apport des alluvions d’amont ; le courant s’y affaiblit, entraînant avec une
élévation de la température, la possibilité d’installation de la végétation.
Tandis que de nouvelles eaux vives sont créées à l’amont, des eaux primitivement vives s’assagissent. Les communautés d’eaux froides progressent vers
l’amont, colonisant de nouvelles eaux froides, tandis que dans le secteur d’aval
qu’elles occupaient primitivement elles doivent céder la place à des communautés d’eaux plus chaudes et moins courantes.
La figure 7.2 schématise les travaux devenus classiques de Shelford
(1911) sur les rivières de la rive nord du lac Michigan.
Sont représentées :
— en (A) une coupe en travers d’un bassin versant avant la naissance
d'un cours d’eau ;
— en (B) la même coupe en travers, avec un cours d’eau au stade d’évolution (I), caractérisé uniquement par des eaux rapides et oxygénées et des
espèces pionniers ;
en (C) la même coupe en travers, avec un cours d’eau au stade d’évo
