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PÊCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
liquide qui constitue l’habitat de l’écosystème miniature ; le stade intermédiaire évolutif où les espèces de microorganismes prédominant dans
l’infusion succèdent les unes aux autres ; le stade final représenté par une
prédominance stable d’un ou de plusieurs microorganismes qui ne cèdent plus
la place à des successeurs.
Dans la nature toute succession normale complète passe par les mêmes
stades : une période de colonisation d’un habitat par des espèces qualifiées
de pionniers ; une période d’évolution de l’écosystème et de la communauté
qu’il renferme, dans laquelle, en fonction des espèces dominant successivement
la situation, peuvent être identifiés diverses séries ou sères ; enfin une période
terminale d’équilibre relatif ou climax caractérisée par l’existence d’espèces
susceptibles de se reproduire et de prospérer indéfiniment dans le même écosystème, tout au moins tant que la nature inorganique de ce dernier ne subit
pas de transformation importante de nature climatique ou topographique.
Les écosystèmes que nous avons sous les yeux à l’heure actuelle sont à
rattacher à l’un de ces trois stades. Certains sont déjà parvenus au climax,
tandis que d’autres en sont encore au stade des sères successives, voire à la
période de colonisation.
Une succession secondaire, prenant naissance après une succession régressive, peut ne pas conduire au même climax primitif, ou climax climatique,
conditionné par le climat. Si la perturbation, cause de la succession régressive,
a perturbé l’habitat de façon permanente, la succession secondaire conduit à
un climax non plus imposé par le climat, mais par les nouvelles conditions
locales artificielles, on dit alors qu’il y a un disclimax.
7.32. Modes d’apparition de nouvelles espèces
En dehors de la période ou des périodes d’apparition de la vie à partir
de l’inanimé, la colonisation première d’un habitat vierge de tout organisme
vivant ne peut se faire que par invasion de ce terrain vierge par des espèces
venues de l’extérieur. Par la suite, la colonisation complémentaire d’un habitat
déjà peuplé, mais renfermant des niches vacantes, peut se faire soit pas
invasion d’espèces venues de l’extérieur, soit par différenciation de nouvelles
espèces à partir de celles qui se sont déjà implantées dans l’habitat.
Qu'il s’agisse de colonisation première ou complémentaire, une espèce n’a
de la chance de s’implanter dans un habitat qu’à la condition d’y trouver
abri et surtout nourriture disponibles. Cela suppose qu’elle ne trouvera pas
devant elle une espèce déjà installée qui remplit la niche correspondant à
ses caractéristiques biologiques et qui, plus forte qu’elle parce que mieux
adaptée, ne lui en permettra pas l’entrée (une espèce par niche 2.4).
Pour les colonisations premières, cela implique encore que la colonisation
ne peut se faire que dans l’ordre de complication de la chaîne alimentaire (2.1):
végétaux (phytoplancton), herbivores, carnivores...
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