CHAPITRE 7
ÉVOLUTION DES ÉCOSYSTÈMES
SUCCESSIONS ÉCOLOGIQUES
7.0. PRINCIPE D’UNE ÉVOLUTION ORIENTÉE
Nous avons défini l’écosystème comme étant une unité de milieu géographique ayant deux composantes, l’une organique, la communauté qui le
peuple, l’autre inorganique, l’habitat qui supporte la communauté (2.0).
Les facteurs climatiques (5.3) régnant sur un habitat sont par nature changeants. Nous venons de voir qu’il en était de même de la physionomie d’une
communauté, à cause des coactions existant entre ses différentes populations (6.25). Le complexe représenté par l’écosystème ne saurait donc avoir
qu’une physionomie changeante, comme d’ailleurs toute physionomie d’organisme vivant. En réalité il ne s’agit pas là d’un simple caractère de variabilité. La physionomie d’un organisme vivant évolue en effet de façon
progressive en fonction de son vieillissement, conséquence partielle de
l’accumulation des produits de déchet de son métabolisme. 11 en est de
même de la physionomie d’un écosystème, sujet lui aussi à un vieillissement. Ce dernier est la conséquence, d’une part du vieillissement de son
habitat inorganique par érosion, d’autre part du vieillissement de la communauté qu’il renferme par suite, entre autres choses et principalement, de
l’accumulation des produits de déchets de ses constituants (5.66).
7.1. VÉRIFICATION DU PRINCIPE
D’UNE ÉVOLUTION ORIENTÉE
7.10. Paléoécologie
King (1685), Degner (1729), Buffon (1742), puis Rennie (1810) furent
les premiers, semble-t-il, à mettre en lumière cette notion d’évolution orientée, en reconnaissant dans la formation des tourbières, à partir de lacs dys-
ÉVOLUTION DES ÉCOSYSTÈMES
SUCCESSIONS ÉCOLOGIQUES
7.0. PRINCIPE D’UNE ÉVOLUTION ORIENTÉE
Nous avons défini l’écosystème comme étant une unité de milieu géographique ayant deux composantes, l’une organique, la communauté qui le
peuple, l’autre inorganique, l’habitat qui supporte la communauté (2.0).
Les facteurs climatiques (5.3) régnant sur un habitat sont par nature changeants. Nous venons de voir qu’il en était de même de la physionomie d’une
communauté, à cause des coactions existant entre ses différentes populations (6.25). Le complexe représenté par l’écosystème ne saurait donc avoir
qu’une physionomie changeante, comme d’ailleurs toute physionomie d’organisme vivant. En réalité il ne s’agit pas là d’un simple caractère de variabilité. La physionomie d’un organisme vivant évolue en effet de façon
progressive en fonction de son vieillissement, conséquence partielle de
l’accumulation des produits de déchet de son métabolisme. 11 en est de
même de la physionomie d’un écosystème, sujet lui aussi à un vieillissement. Ce dernier est la conséquence, d’une part du vieillissement de son
habitat inorganique par érosion, d’autre part du vieillissement de la communauté qu’il renferme par suite, entre autres choses et principalement, de
l’accumulation des produits de déchets de ses constituants (5.66).
7.1. VÉRIFICATION DU PRINCIPE
D’UNE ÉVOLUTION ORIENTÉE
7.10. Paléoécologie
King (1685), Degner (1729), Buffon (1742), puis Rennie (1810) furent
les premiers, semble-t-il, à mettre en lumière cette notion d’évolution orientée, en reconnaissant dans la formation des tourbières, à partir de lacs dys-
