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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
Dans ce type hypothétique la population triple tous les ans. L’accroissement géométrique ou logarithmique correspondant relève de la formule:
et correspond à la courbe A de la figure 6.4 (réalisation hypothétique du
potentiel biotique).
Une telle situation, à moins qu’elle ne soit éphémère, conduirait au submergement rapide de la terre entière par l’espèce en question. Dans la réalité
le moment arrive vite où le développement d’une population produit des
conditions défavorables pour elle-même. Le coefficient instantané de croissance diminue progressivement, jusqu’à ce qu’il s’annule lorsque la population
arrive au maximum de développement compatible avec l’habitat. Si les
effets défavorables dus à la densité de la population sont proportionnels à
cette dernière, la croissance de la population relève de la formule :
= rN Nco ~ N = rN — r~
(27)
<1/
A oo
A oo
qui correspond à la courbe B de la figure 6.4.
Tableau 6.1. — Croissance comparée de populations hypothétiques
selon qu’elles sont ou non entravées par un habitat limité ou illimité
(D’après Clarke, 1954.)
Habitat illimité
(pas d’entrave par compétition)
Années.............................. 0
1
2
3
4
5
6
7
Nombre d’individus....... 2
6
18
54
162
486
1 458
4 374
Accroissement par unité de
temps............................
4
12
36
108
324
972
2 916
Habitat limité
(entrave par compétition augmentant avec la densité)
Années........................................... 0
1
’ 2
3
4
5
6
7
Nombre d’individus ..................... 2
6
16
36
46
49
50
50
Accroissement par unité de temps
4
10
20
10
3
1
0
(A) indique ici l'importance numérique de la population à chaque instant,
tandis que la constante UVoo), correspondant à l’asymptote supérieure de la
courbe logistique, représente le développement maximum que peut atteindre
une population dans un habitat déterminé. C’est donc, en matière de population la charge utile, la charge biotique que peut porter l’habitat.
La courbe en S ainsi obtenue, connue sous le nom de courbe logistique,
n est vraiment logarithmique qu’à son début. La formule correspondante ne
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