1S PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
des oscillations modérées autour d’une valeur moyenne, mortalité et natalité
s’équilibrent et le taux de croissance spécifique est égal à zéro. Lorsqu’une
population est en cours de changement, le coefficient instantané de croissance correspond à la pente de la courbe en S dite logarithmique au point
correspondant à l'instant de 1 observation.
Croissance en poids.
Limitons-nous maintenant à l’évolution d’une seule classe d’àge d’une
seule espèce. Son coefficient instantané de croissance (G) est évidemment égal
à la différence entre le coefficient instantané de croissance individuelle
moyen de cette classe d’àge (/) et la valeur pondérale correspondante du
coefficient instantané de mortalité (Z) (Ricker, 1945 h) :
G = I — Z
(24)
Dans une première phase de son évolution, une classe d’àge augmente de
poids et cela tant que la coefficient instantané de croissance individuelle
dépasse le coefficient instantané de mortalité. Cela correspond pour cette
classe d’âge à un gain net de croissance pondérale périodique :
W' = eGt — t
(25)
Arrive un moment où le coefficient instantané de mortalité égale le coefficient
instantané de croissance individuelle. Le taux d’accroissement ou de croissance nette de la classe d’âge est alors nul (G = I — Z = 0). Ensuite le
coefficient instantané de mortalité dépasse le coefficient instantané de croissance individuelle. Cela correspond pour cette classe d’àge à une abaissement
pondéral périodique :
W" = 1 — e-c«
(26)
La classe d’àge diminue alors en importance jusqu’à extinction.
L’exploitation rationnelle d’une pêcherie consistera, entre autres choses,
à déterminer quelle est la taille moyenne d’un poisson d’une espèce donnée,
dans un habitat donné, qui correspond au coefficient instantané de croissance
nul de sa classe d’àge. Ce sera en effet à ce stade de son évolution qu’une
classe d’âge fera son poids maximum et sera par là susceptible de procurer
les captures les plus importantes (8.20).
6.132. Allure des courbes-types relatives à la croissance des
populations
Avec Clarke (1954) prenons l’exemple tout théorique d’un couple de
reproducteurs, d’une espèce quelconque, arrivant dans un nouvel habitat en
principe illimité où rien ne viendra gêner son développement. Désignons par
( Vo, A'i, A’2...) le nombre d’individus de la population au début de chaque
année, par (x) et (y) le nombre de naissances et de décès par année (soit
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