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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
(Hile. 1949 ; Shetter, 1949 ; Vladykov, 1951 ; Applegate, Smith
et al.. 1952 ; Applegate et Moffet, 1955).
Avec quantités de poissons vulgaires, espèces proies en général, à forte
capacité de reproduction, la situation se trouve renversée le plus souvent,
tout au moins dans les plans d’eau relativement importants. Ces espèces,
dans leur habitat primitif, payaient un très lourd tribut aux prédateurs
de toutes sortes, et particulièrement aux oiseaux prédateurs. L’importance
de ces derniers a été considérablement réduite dans les régions à forte population humaine, soit du fait des chasseurs, soit du fait de la régularisation
des cours d’eau et de l’assèchement des marais. Quel que soit leur nombre,
les pêcheurs à la ligne n’arrivent pas à supprimer suffisamment de petits
poissons, et, sur les grands fleuves et les lacs de quelque étendue, l’adjonction des pêcheurs professionnels au filet y est également impuissante. Il
n'est plus question alors de détruire des prédateurs pour protéger le fretin,
mais de trouver des remplaçants aux oiseaux prédateurs disparus, pour
éviter une surpopulation qui conduit immanquablement à l’abaissement
parfois catastrophique de la croissance des poissons et par là à la chute du
tonnage exploitable.
5.63. Parasitisme
5.630. Caractéristiques des parasites
Contrairement au prédateur-type, organisme en général libre qui, pour
se nourrir attaque, tue et dévore des organismes plus petits que lui, le parasite. organisme en général lié à un hôte plus gros que lui, se nourrit totalement ou partiellement aux dépens de ce dernier, la plupart du temps sans
le tuer, mais en le mettant dans un état de déficience physiologique plus
ou moins prononcé, qualifié de maladie parasitaire. Le contrôle des parasites
sera donc étudié au chapitre du contrôle des maladies (9.8) et non à celui
du contrôle des prédateurs ou des espèces surabondantes (9.7).
Étant donné l'existence d’une limite inférieure et supérieure à la taille
des animaux, la chaîne alimentaire prédatrice, du fait de la relation nécessaire entre la taille de la proie et celle du prédateur, ne peut contenir qu’un
certain nombre de maillons, nombre qui ne dépasse pas cinq en général (2.3).
Dans la chaîne régressive parasite, les parasites sont bien souvent eux-mêmes
contaminés par des hyperparasites plus petits, eux-mêmes porteurs d’hyperparasites plus petits... le nombre de maillons de cette chaîne parasite atteint
parfois ce même chiffre de cinq. Des parasites primaires de grande taille,
comme les lamproies (moitié prédateur, moitié parasite), jusqu’aux derniers
hyperparasites minuscules représentés par des bactéries, ces organismes
se recrutent parmi des groupes très divers : poissons, vers, champignons,
protozoaires... bactéries.
Le parasite peut n'avoir qu’un seul hôte. S’il est externe, un traitement
curatif peut être efficace s'il s’agit de poissons de pisciculture, comme dans
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