ENVIRONNEMENT. FACTEURS ALIMENTAIRES
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que les variations d’importance du benthos en un lieu déterminé étaient
beaucoup plus sous l’influence des crues (qui le balayaient) que des saisons.
Briggs (1950), rendant compte de l’évolution saisonnière de l’importance
du benthos de Stevens Creek, en amont et en aval d'un barrage de compensation, arrive aux conclusions suivantes :
(1) Dans les gravières, le benthos est environ cinq fois plus important
que dans les parties profondes (pools) : 0,93 gramme par pied carré contre
0,18 gramme.
(2) Dans les profonds, l’importance du benthos reste sensiblement constante d’un bout de l’année à l’autre.
(3) Dans les gravières, soumises cependant aux mêmes températures,
Briggs enregistre, comme Surber (1937) et Neediiam (1938), deux maxima
qui, pour Stevens Creek, se placent au début du printemps et au début de
l’été. Ces derniers coïncident avec la diminution des fluctuations de niveau.
(4) A l’aval du bassin de compensation, où les fluctuations de niveau
sont plus faibles, le benthos est plus abondant, et ses variations saisonnières
d’abondance sont plus faibles.
Taft et Shapovalov (1935) montrent, qu’en colmatant les gravières, les
débris d’érosion réduisent considérablement la quantité de benthos qui peut
s’y développer : sur la Scott River en Californie, ils enregistrent une moyenne
de 36 organismes par pied carré à l’aval du confluent de Grouse Creek charriant des débris de lavage de minerai, contre 249 organismes en amont de ce
confluent.
De telles variations dans l’importance du benthos, allant de 0,6 à
370 grammes au mètre carré, selon Hubbs, Greeley et Tarzwell (1932),
firent rechercher une corrélation entre la production de benthos et la production de poissons. Comme Alm (1923) l’avait déjà indiqué, Moyle (1949) précise qu’il fut impossible d’établir un rapport net entre les deux. Le problème
de la production en poissons s’avère beaucoup plus complexe et dépend,
outre la nourriture, de nombreux facteurs.
En tenant compte de certains d’entre eux, la richesse en invertébrés de
fond a servi de base à l’établissement d’indices de productivité (5.7) qui, en
attendant mieux, permettent à un observateur averti d'arriver en général
à des approximations suffisantes. Probablement parce qu’il est quantitativement moins sujet à des erreurs d’échantillonnage que le plancton, le
benthos permet donc, dans une certaine mesure, d’avoir une indication sur
la productivité piscicole des eaux courantes.
5.412. Périphyton
Devant le peu de valeur des études sur le plancton et le benthos comme
indice de la productivité piscicole, quelques biologistes entreprirent l’étude
du périphyton, terme qui prêtera peut-être encore à des discussions, c’est-
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que les variations d’importance du benthos en un lieu déterminé étaient
beaucoup plus sous l’influence des crues (qui le balayaient) que des saisons.
Briggs (1950), rendant compte de l’évolution saisonnière de l’importance
du benthos de Stevens Creek, en amont et en aval d'un barrage de compensation, arrive aux conclusions suivantes :
(1) Dans les gravières, le benthos est environ cinq fois plus important
que dans les parties profondes (pools) : 0,93 gramme par pied carré contre
0,18 gramme.
(2) Dans les profonds, l’importance du benthos reste sensiblement constante d’un bout de l’année à l’autre.
(3) Dans les gravières, soumises cependant aux mêmes températures,
Briggs enregistre, comme Surber (1937) et Neediiam (1938), deux maxima
qui, pour Stevens Creek, se placent au début du printemps et au début de
l’été. Ces derniers coïncident avec la diminution des fluctuations de niveau.
(4) A l’aval du bassin de compensation, où les fluctuations de niveau
sont plus faibles, le benthos est plus abondant, et ses variations saisonnières
d’abondance sont plus faibles.
Taft et Shapovalov (1935) montrent, qu’en colmatant les gravières, les
débris d’érosion réduisent considérablement la quantité de benthos qui peut
s’y développer : sur la Scott River en Californie, ils enregistrent une moyenne
de 36 organismes par pied carré à l’aval du confluent de Grouse Creek charriant des débris de lavage de minerai, contre 249 organismes en amont de ce
confluent.
De telles variations dans l’importance du benthos, allant de 0,6 à
370 grammes au mètre carré, selon Hubbs, Greeley et Tarzwell (1932),
firent rechercher une corrélation entre la production de benthos et la production de poissons. Comme Alm (1923) l’avait déjà indiqué, Moyle (1949) précise qu’il fut impossible d’établir un rapport net entre les deux. Le problème
de la production en poissons s’avère beaucoup plus complexe et dépend,
outre la nourriture, de nombreux facteurs.
En tenant compte de certains d’entre eux, la richesse en invertébrés de
fond a servi de base à l’établissement d’indices de productivité (5.7) qui, en
attendant mieux, permettent à un observateur averti d'arriver en général
à des approximations suffisantes. Probablement parce qu’il est quantitativement moins sujet à des erreurs d’échantillonnage que le plancton, le
benthos permet donc, dans une certaine mesure, d’avoir une indication sur
la productivité piscicole des eaux courantes.
5.412. Périphyton
Devant le peu de valeur des études sur le plancton et le benthos comme
indice de la productivité piscicole, quelques biologistes entreprirent l’étude
du périphyton, terme qui prêtera peut-être encore à des discussions, c’est-
