ENVIRONNEMENT. FACTEURS ALIMENTAIRES
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en productions secondaire, tertiaire, dans les écosystèmes artificiels que
constituent les étangs, à condition d’en limiter le peuplement à quelques
espèces. Les observations isolées, pour l’étude des engrais par exemple,
doivent faire place à l’expérimentation systématique. Le test sur un engrais x,
à une seule dose, sera faite par exemple avec une douzaine d’étangs analogues,
dans le même secteur. Six recevront la même dose de l'engrais x. Six seront
traités de la même façon sans engrais. Le rendement moyen des six premiers
sera comparé au rendement moyen des six derniers. La différence des rendements moyens, que nous supposerons à l’avantage de l’engrais x, ne sera
considérée comme significative que dans la mesure où elle satisfera au test
statistique d’indépendance de deux échantillons (16.05).
Quelle que soit l’imperfection de nos connaissances actuelles relatives aux
facteurs alimentaires, il importe cependant d’en faire connaître l’essentiel aux
responsables de l’aménagement des eaux continentales. Pour faciliter la
compréhension, l’exposé en est ordonné suivant les deux paragraphes ci-après :
— Facteurs immédiats de la nourriture des poissons : plancton, benthos,
périphyton.
— Facteurs de la production primaire et du métabolisme de ses organismes : gaz et sels dissous, matières en suspension.
5.41.
Facteurs alimentaires immédiats
de la productivité piscicole
5.410. Plancton
Bien que la faiblesse de productivité en plancton puisse jouer comme
facteur limitatif de la productivité en poisson, il est à l’heure actuelle impossible de relier par une corrélation nette l’importance de cette productivité
en poisson à la plus ou moins grande densité de plancton (Ivlev, 1945 ;
Moyle, 1949). Comme nous l’avons vu, nos échantillonnage sde plancton nous
renseignent sur son « stock » et non sur ses « possibilités de renouvellement ».
Même vis-à-vis de l’estimation du stock de plancton et de ses composants,
nos échantillonnages ont une valeur sujette à caution pour diverses raisons
dont nous ne citerons que les principales :
(1) L’abondance du plancton varie considérablement en cours d’année du
fait des variations de l’illumination, de la température de l'eau, de son pH
(McCombie, 1953 ; Rawson, 1953).
(2) La plus grande densité relative du plancton des lacs eutrophes est en
général compensée dans les lacs oligotrophes par un abaissement en profondeur du niveau de compensation de la photosynthèse (5.23) du fait de la
plus grande transparence de leurs eaux (Thieneman, 1954).
(3) Dans un seul et même lac, les divers constituants du plancton peuvent
présenter des localisations fort différentes (McMahon, 1954).
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