ENVIRONNEMENT. FACTEURS CLIMATIQUES
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trop prolongée, ni la température trop basse, l'organisme, après réchauffement, peut reprendre sa vie active. La température la plus basse après laquelle
la reprise de la vie active est possible est appelée température minimum de
survie (étant précisée la durée de l'exposition).
5.311,01. Températures maxima
Les mêmes phénomènes se retrouvent à l'autre extrémité de l’échelle
des températures. La température maximum effective correspond à la température maximum sous laquelle un organisme peut vivre de façon active
et prolongée. La température maximum de survie correspond à la température la plus élevée (étant précisé le temps d'exposition) après laquelle
un organisme peut sortir vivant de sa période d'estivation (léthargie due
à la chaleur) pour reprendre sa vie active. L’échelle des températures comprise entre la température minimum effective et la température maximum
effective est appelée échelle des températures effectives. Parmi les êtres
vivants, ce sont les organismes aquatiques qui, liés à un milieu à faibles
écarts thermiques, possèdent les échelles de températures effectives les plus
réduites. Sur 42 espèces étudiées par Moore (1940), 91 pour cent ont une
échelle dont l’ampleur ne dépasse pas 10 °C. Pour deux espèces de poissons
elle ne dépasse pas 8 °C.
5.311,02. Modes d’adaptation
Parmi les modes d’adaptation aux températures extrêmes il y a lieu de citer :
l'hibernation, l’estivation, les migrations et les acclimatations saisonnières.
5.311,020. Hibernation. Estivation. — Contrairement aux espèces
marines, nombreuses sont les espèces de poissons d’eau douce et de batraciens qui entrent en période de vie ralentie, en hibernation, lorsque la température descend au-dessous de leur température minimum effective. Ils
se rassemblent en général, et en agrégations plus ou moins compactes, ils
restent sans mouvement, sur le fond ou dans la vase, sans prendre aucune
nourriture. Les battements du cœur sont considérablement ralentis ainsi
que toutes les activités vitales.
Dans les étangs temporaires d’Amérique du Nord, dans les étangs tropicaux d’Afrique et d’Amérique du Sud, où l’excès de chaleur s’accompagne
d'un assèchement total ou partiel, les espèces de poissons locales présentent
des possibilités d’estivation : poissons à respiration pulmonée qui s’enrobent
temporairement mais complètement d’un mucus les protégeant de la dessiccation.
5.311,021. Migrations. — Les organismes actifs peuvent réagir aux
températures extrêmes en quittant purement et simplement les zones où
elles sévissent au profit de secteurs plus cléments. C’est ainsi que de nombreuses espèces de poissons quittent en été les eaux littorales chaudes au
profit des eaux profondes, alors que d’autres gagnent les eaux profondes
en hiver pour se mettre à l’abri de températures trop basses.
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trop prolongée, ni la température trop basse, l'organisme, après réchauffement, peut reprendre sa vie active. La température la plus basse après laquelle
la reprise de la vie active est possible est appelée température minimum de
survie (étant précisée la durée de l'exposition).
5.311,01. Températures maxima
Les mêmes phénomènes se retrouvent à l'autre extrémité de l’échelle
des températures. La température maximum effective correspond à la température maximum sous laquelle un organisme peut vivre de façon active
et prolongée. La température maximum de survie correspond à la température la plus élevée (étant précisé le temps d'exposition) après laquelle
un organisme peut sortir vivant de sa période d'estivation (léthargie due
à la chaleur) pour reprendre sa vie active. L’échelle des températures comprise entre la température minimum effective et la température maximum
effective est appelée échelle des températures effectives. Parmi les êtres
vivants, ce sont les organismes aquatiques qui, liés à un milieu à faibles
écarts thermiques, possèdent les échelles de températures effectives les plus
réduites. Sur 42 espèces étudiées par Moore (1940), 91 pour cent ont une
échelle dont l’ampleur ne dépasse pas 10 °C. Pour deux espèces de poissons
elle ne dépasse pas 8 °C.
5.311,02. Modes d’adaptation
Parmi les modes d’adaptation aux températures extrêmes il y a lieu de citer :
l'hibernation, l’estivation, les migrations et les acclimatations saisonnières.
5.311,020. Hibernation. Estivation. — Contrairement aux espèces
marines, nombreuses sont les espèces de poissons d’eau douce et de batraciens qui entrent en période de vie ralentie, en hibernation, lorsque la température descend au-dessous de leur température minimum effective. Ils
se rassemblent en général, et en agrégations plus ou moins compactes, ils
restent sans mouvement, sur le fond ou dans la vase, sans prendre aucune
nourriture. Les battements du cœur sont considérablement ralentis ainsi
que toutes les activités vitales.
Dans les étangs temporaires d’Amérique du Nord, dans les étangs tropicaux d’Afrique et d’Amérique du Sud, où l’excès de chaleur s’accompagne
d'un assèchement total ou partiel, les espèces de poissons locales présentent
des possibilités d’estivation : poissons à respiration pulmonée qui s’enrobent
temporairement mais complètement d’un mucus les protégeant de la dessiccation.
5.311,021. Migrations. — Les organismes actifs peuvent réagir aux
températures extrêmes en quittant purement et simplement les zones où
elles sévissent au profit de secteurs plus cléments. C’est ainsi que de nombreuses espèces de poissons quittent en été les eaux littorales chaudes au
profit des eaux profondes, alors que d’autres gagnent les eaux profondes
en hiver pour se mettre à l’abri de températures trop basses.
