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PÊCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
Lorsqu'elles existent, ces périodes de circulation freinent les variations
de température, mais surtout elles mettent en circulation les substances
dissoutes. Lorsqu’elles font défaut, les couches superficielles oxygénées
manquent de sels nutritifs dissous qui sont emmagasinés dans les profondeurs,
et les couches profondes, riches en sels dissous, manquent d’oxygène ce qui
constitue un facteur limitatif de la production à peu près sans remède.
5.311. Effets de la chaleur sur les organismes aquatiques
5.311,0. Températures extrêmes
5.311,00. Températures minima
D’une façon générale, il faut d’abord retenir que les organismes vivants»
ne supportent pas dans les conditions normales une congélation. Les tissus
vivants se trouvent déchirés par les cristaux de glace relativement volumineux qui se forment par réfrigération lente. Par ailleurs ces cristaux, en se
formant, absorbent l’eau des régions voisines y produisant ainsi une dessiccation.
A cette notion d’ordre général, deux catégories d’exceptions. D’une part
certains organismes supportent la congélation : parmi les algues vertes,
les chlorelles par exemple peuvent supporter sans dommage une heure
d’exposition à — 182 °G ; parmi les poissons, le blackfish de l’Alaska Dallia
pectoralis supporte 40 minutes d’exposition à — 20 °C. D’autre part, très
nombreux sont les organismes qui meurent bien avant qu’il ne soit question
de congélation de leurs tissus, ou à l’opposé bien avant que leurs tissus ne
soient endommagés par la chaleur. Alors que la plupart des poissons arctiques
ne s’aventurent pas dans des eaux qui atteignent 10 °C, la plupart des poissons tropicaux ne peuvent s’aventurer dans des eaux tempérées froides.
A quoi donc relier dans ce cas les impératifs thermiques des diverses espèces?
Clarke (1954) précise que la plupart des réactions chimiques vitales sont
ralenties par un abaissement de la température, voire même arrêtées. Tout
arrêt d’un processus vital entraîne évidemment la mort. Cependant les divers
processus en jeu dans un organisme s’arrêtent à des valeurs différentes de
l’échelle des températures. Aucun zéro biologique n’existe pour toutes les
réactions vitales, même à l’intérieur d’un individu unique. Dans certaines
circonstances, l’organisme meurt alors que toutes ces réactions sont encore
susceptibles de se prolonger. L’explication pourrait être que ces diverses
réactions, dépendantes les unes des autres, sont ralenties dans des proportions variables, ce qui provoque entre elles une disharmonie causant la mort
de l’organisme.
La température la plus basse à laquelle un organisme peut vivre de façon
active et prolongée (indéfiniment en théorie) est appelée : température minimum effective.
I n abaissement supplémentaire de température met alors l’organisme
en v ie ralentie par hibernation (léthargie due au froid). Si celle-ci n’est pas
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