ENVIRONNEMENT. L’EAU FACTEl'R SUPPORT
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Transparence. — A l’état liquide l’eau est pratiquement transparente.
Le fait qu’elle paraît bleue sous une grande profondeur provient de ce qu’elle
absorbe beaucoup plus les radiations visibles à grande longueur d’onde
(rouge, jaune) que les radiations de courte longueur d’onde (bleu).
5.211. Propriétés chimiques
Solubilité. — Plus de substances sont solubles dans l’eau que dans toute
autre substance. Presque tous les sels inorganiques sont solubles dans l’eau,
beaucoup d’entre eux ne le sont pas dans d’autres liquides. En conséquence,
les organismes sont à même de trouver plus de sels nutritifs en dissolution
dans l’eau qu'ils ne pourraient en trouver dans un autre milieu.
Stabilité. — Réserve faite des dissociations électrolytiques, on considère
habituellement que l’eau est apparemment stable et inerte. Kendall (1927)
précise néanmoins que si l’on ne s’en tient pas aux apparences grossières
« l’eau est peut-être la plus réactive de toutes les substances ». Quoi qu’il
en soit, il faut retenir avec Chapman (1931) « qu’il est possible de récupérer
les produits en solution dans l’eau dans leur état originel. Les réactions
qui prennent naissance lors d’une solution dans l’eau sont donc apparemment réversibles ».
5.22. Caractéristiques dynamiques de l’eau : les faciès
Le biologiste comme le profane divise le domaine aquatique en deux
catégories, fonctions de la dynamique des eaux, du courant qui les anime :
d’une part les eaux dormantes (étangs, lacs) constituant pour les écologistes
le faciès lentique ou des eaux dormantes, d’autre part les eaux courantes
(sources, ruisseaux, rivières, fleuves) constituant pour les écologistes le
faciès lotique ou des eaux courantes.
Dans l’espace, il n’y a pas toujours de séparation nette entre ces deux
faciès, pas plus qu’entre leurs constituants. Le ruisseau devient progressivement rivière, puis fleuve. L’étang, suivant sa taille et son profil, passe
graduellement au type lac. Le lac que traverse une rivière est un intermédiaire entre les eaux dormantes et les eaux courantes, et se rapproche de
l’un ou de l’autre suivant l’importance de sa capacité par rapport au débit
de la rivière. Dans un cours d’eau de type ruisseau ou rivière à truites,
les « profonds » ou « pools » qui font suite aux « courants » ou « rapides »
sont dans la même situation qu’un lac traversé par une rivière. Ils se rapprochent de l’un ou de l’autre suivant l’importance relative du courant par
rapport à leur capacité.
L’étude des « successions écologiques » (chap. 7) nous montrera de même
qu’à l’échelle du temps géologique les lacs oligotrophes deviennent eutrophes,
puis passent à l’état d’étang, de marais, enfin de prairie. Les rivières, de
leur côté, modifient leur profil en long, le creusant de plus en plus à l'amont.
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