PHYSICO-CHIMIE
L'iode est assez volatile, mais le choix des fortes concentrations en iodure
permet la complexation sous la forme non volatile I3 d environ 95 % de
l'iode formée par une eau de mer saturée d’air. Si l’on transvase ou pipette
la solution d'iode une perte non négligeable est inévitable : le dosage direct
dans le flacon remédie à ce risque.
La vitesse de titrage a donc une importance : en effet, plus le titrage est
lent, plus les phénomènes ci-dessus prennent de l’importance sans qu’il soit
possible de prévoir lequel prédominera. Néanmoins, un titrage extrêmement
rapide n’est pas souhaitable non plus car la réaction iode-thiosulfate s'effectue
en deux stades dont le second est plus lent :
S2O3~ + I2 - * S2O3I~ + Iréaction rapide
S2O3I“ + S2O3" “* ■ S4°6~ +
réaction lente
Au cours d’un titrage trop rapide, il apparaît un point équivalent erroné
suivi d’une réapparition d’iode (à ne pas confondre avec l’oxydation à l’air
ou avec l’interférence des nitrites). Pour toutes ces raisons, le temps de 2-3 min
pour un titrage est un compromis raisonnable.
Il existe une légère différence entre le point équivalent effectif et le point
de fin de titrage mis en évidence par l’amidon : cette différence est négligeable
car elle affecte de façon identique l’étalonnage et le dosage sur l’eau de mer.
Elle est d’autant plus faible que VTéch et VTétal (§ 8.1) sont plus proches,
condition que l’on peut chercher à réaliser pour la majorité des échantillons,
en ajustant le titre du thiosulfate.
9.3. INTERFÉRENCES
La plupart des interférences se rencontrent en eau douce ou très peu
salée.
On peut éliminer l'interférence des ions ferriques jusqu’à 20 mg.l-1
en acidifiant à l'aide d'acide phosphorique au lieu d’acide sulfurique (Montgomery et al., 1964). On évitera l’emploi de fluorure qui, en eau de mer, provoque une précipitation des fluorures de calcium et de magnésium.
L élimination des interférences réductrices (ions ferreux, hydrogène
sulfureux, matières organiques) est réalisée par une oxydation préalable généralement à 1 aide de permanganate acide (Rideal et Stewart, 1901 ; Apha,
1980).
Lorsque 1 on se trouve en présence d’eaux très turbides riches en matières
organiques, on peut éliminer les particules par floculation à l’aide d’alun,
décantation puis siphonnage du surnageant et analyse de façon habituelle
(Apha, 1980).
J
^es ?°PS n*lr'te sont à 1 origine d’une interférence particulière qui peut
être éliminée par addition d azoture de sodium dans les réactifs. L’iodure est
tout d'abord oxydé selon :
2H' 4- r -H NO2 ’ -112 + NO + H2O .,
90
L'iode est assez volatile, mais le choix des fortes concentrations en iodure
permet la complexation sous la forme non volatile I3 d environ 95 % de
l'iode formée par une eau de mer saturée d’air. Si l’on transvase ou pipette
la solution d'iode une perte non négligeable est inévitable : le dosage direct
dans le flacon remédie à ce risque.
La vitesse de titrage a donc une importance : en effet, plus le titrage est
lent, plus les phénomènes ci-dessus prennent de l’importance sans qu’il soit
possible de prévoir lequel prédominera. Néanmoins, un titrage extrêmement
rapide n’est pas souhaitable non plus car la réaction iode-thiosulfate s'effectue
en deux stades dont le second est plus lent :
S2O3~ + I2 - * S2O3I~ + Iréaction rapide
S2O3I“ + S2O3" “* ■ S4°6~ +
réaction lente
Au cours d’un titrage trop rapide, il apparaît un point équivalent erroné
suivi d’une réapparition d’iode (à ne pas confondre avec l’oxydation à l’air
ou avec l’interférence des nitrites). Pour toutes ces raisons, le temps de 2-3 min
pour un titrage est un compromis raisonnable.
Il existe une légère différence entre le point équivalent effectif et le point
de fin de titrage mis en évidence par l’amidon : cette différence est négligeable
car elle affecte de façon identique l’étalonnage et le dosage sur l’eau de mer.
Elle est d’autant plus faible que VTéch et VTétal (§ 8.1) sont plus proches,
condition que l’on peut chercher à réaliser pour la majorité des échantillons,
en ajustant le titre du thiosulfate.
9.3. INTERFÉRENCES
La plupart des interférences se rencontrent en eau douce ou très peu
salée.
On peut éliminer l'interférence des ions ferriques jusqu’à 20 mg.l-1
en acidifiant à l'aide d'acide phosphorique au lieu d’acide sulfurique (Montgomery et al., 1964). On évitera l’emploi de fluorure qui, en eau de mer, provoque une précipitation des fluorures de calcium et de magnésium.
L élimination des interférences réductrices (ions ferreux, hydrogène
sulfureux, matières organiques) est réalisée par une oxydation préalable généralement à 1 aide de permanganate acide (Rideal et Stewart, 1901 ; Apha,
1980).
Lorsque 1 on se trouve en présence d’eaux très turbides riches en matières
organiques, on peut éliminer les particules par floculation à l’aide d’alun,
décantation puis siphonnage du surnageant et analyse de façon habituelle
(Apha, 1980).
J
^es ?°PS n*lr'te sont à 1 origine d’une interférence particulière qui peut
être éliminée par addition d azoture de sodium dans les réactifs. L’iodure est
tout d'abord oxydé selon :
2H' 4- r -H NO2 ’ -112 + NO + H2O .,
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