OXYGÈNE DISSOUS
CHAPITRE V
DOSAGE DE L’OXYGÈNE DISSOUS
A. AMINOT
L’oxygène moléculaire dissous est un paramètre important du milieu
qui gouverne la majorité des processus biologiques des écosystèmes aquatiques.
O La concentration en oxygène dissous est la résultante des facteurs physiques, chimiques et biologiques suivants :
— échanges à l’interface air-océan,
— diffusion et mélanges au sein de la masse d’eau,
— utilisation dans les phénomènes de photo-oxydation,
— utilisation dans les réactions d’oxydation chimique,
— utilisation par les organismes aquatiques pour la respiration (ce qui
inclut au sens large la dégradation bactérienne des matières organiques) et pour la nitrification.
— production in situ par la photosynthèse.
Souvent aussi important que la concentration, le pourcentage d’oxygène
par rapport à la saturation est un élément nécessaire à l’étude d'un système
aquatique.^La dissolution de l’oxygène dans l’eau est en effet régie par des
lois physiques et dépend de la pression atmosphérique, de la pression de
vapeur saturante, de la température de l’eau, de la salinité.
Pour une valeur donnée de chacun de ces paramètres, la solubilité maximale de l’oxygène dans l’eau est appelée saturation.
Tout procédé exclusivement mécanique d’échange eau-atmosphère, tel
que l’effet du vent ou de la houle, le ruissellement, le bullage, tend à porter
l’eau à son niveau de saturation en oxygène, que l’eau soit initialement en
sous-saturation ou en sur-saturation. Les états de sous-saturation et de sursaturation ne peuvent donc être induits que par les phénomènes physicochimiques, chimiques et biologiques sus-cités, et ces derniers ne sont parfaitement étudiés que par la connaissance du niveau de saturation.
La solubilité de l’oxygène est de 9mg.l-1 en eau pure à 20 °C. L’accroissement de la salinité réduit la solubilité à 7,4mg.l-1 à 20°C et pour
une salinité de 35®/.. IQO
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Ce sont les processus biologiques qui ont généralement une influence
prépondérante sur les concentrations en oxygène? Ainsi, dans les estuaires,
des zones d’accumulation de détritus carbonés en décomposition peuvent
devenir totalement anoxiques; la nitrification de l’azote ammoniacal est
également une source importante de déficits en oxygène. Par ailleurs, en zones
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