PESTICIDES ET PCB (EAU, SÉDIMENTS, ORGANISMES)
8. MODE OPÉRATOIRE
8.1. L’EAU DE MER
La principale difficulté dans la recherche des hydrocarbures halogénés
dans l’eau de mer est liée aux faibles concentrations trouvées dans ce milieu
(de l’ordre du nanogramme par litre à quelques dizaines de nanogrammes
par litre). Le choix de la limite de détection détermine la quantité d’eau à
extraire, l’importance du facteur de concentration de l’extrait organique
avant l’analyse chromatographique ainsi que le niveau de pureté des réactifs,
solvants et verrerie. On conviendra dans le protocole exposé de considérer
l’échantillon d’eau brute. La méthode manuelle d’extraction directe au
moyen d’ampoules à décanter est la plus simple à mettre en œuvre et permet
compte tenu de certaines précautions opératoires de rechercher les résidus
organochlorés au niveau du nanogramme par litre.
8.1.1. Extraction, concentration
L’échantillon d’eau de mer prélevé et stocké dans la bputeille d’échantillonnage est utilisé dans sa totalité (2 1), que l’on ait ou non ajouté la première fraction du solvant d’extraction.
• Introduire l’échantillon dans une ampoule à décanter de 2 1, le cas échéant
avec son premier solvant d’extraction (une seconde ampoule permettra
de recueillir l’eau partiellement extraite).
• Effectuer au total trois extractions successives par trois fractions de
80 ml du mélange hexane/éther éthylique (85/15), y compris la première
extraction qui aura été faite directement dans la bouteille d'échantillonnage. Dans tous les cas, laver le flacon vide avec une des fractions
du solvant d’extraction, pour récupérer les composés adsorbés sur les
parois.
• Rassembler les trois extraits organiques et les concentrer à 5 ml avec un
évaporateur rotatif à une température n’excédant pas 40 °C.
• Déshydrater l’extrait concentré ainsi obtenu sur du sulfate de sodium
anhydre ou, pour éviter une manipulation supplémentaire, le placer au
congélateur pour cristalliser l’eau puis transvaser rapidement le solvant
surnageant.
• Poursuivre la concentration jusqu’à 1 ml par évaporation sous jet d air
ou d’azote purifiés. L’extrait ne doit pas venir à sec ; on doit évaporer
suffisamment lentement en évitant toute condensation d’eau.
8.1.2. Purification
La purification permet de se débarrasser des substances organiques coextraites susceptibles d’interférer.
• Placer dans la colonne de purification (§ 5.2) un tampon de laine de
verre propre, puis y introduire, sur une hauteur de 5 cm, le Florisi
traité (§ 6.2). Préparer autant de colonnes que d’extraits à purifier.
• Introduire l’extrait concentré (1 ml) au sommet de la colonne.
• Eluer les composés organochlorés par 8 ml du mélange hexane éther
éthylique (85/15).
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8. MODE OPÉRATOIRE
8.1. L’EAU DE MER
La principale difficulté dans la recherche des hydrocarbures halogénés
dans l’eau de mer est liée aux faibles concentrations trouvées dans ce milieu
(de l’ordre du nanogramme par litre à quelques dizaines de nanogrammes
par litre). Le choix de la limite de détection détermine la quantité d’eau à
extraire, l’importance du facteur de concentration de l’extrait organique
avant l’analyse chromatographique ainsi que le niveau de pureté des réactifs,
solvants et verrerie. On conviendra dans le protocole exposé de considérer
l’échantillon d’eau brute. La méthode manuelle d’extraction directe au
moyen d’ampoules à décanter est la plus simple à mettre en œuvre et permet
compte tenu de certaines précautions opératoires de rechercher les résidus
organochlorés au niveau du nanogramme par litre.
8.1.1. Extraction, concentration
L’échantillon d’eau de mer prélevé et stocké dans la bputeille d’échantillonnage est utilisé dans sa totalité (2 1), que l’on ait ou non ajouté la première fraction du solvant d’extraction.
• Introduire l’échantillon dans une ampoule à décanter de 2 1, le cas échéant
avec son premier solvant d’extraction (une seconde ampoule permettra
de recueillir l’eau partiellement extraite).
• Effectuer au total trois extractions successives par trois fractions de
80 ml du mélange hexane/éther éthylique (85/15), y compris la première
extraction qui aura été faite directement dans la bouteille d'échantillonnage. Dans tous les cas, laver le flacon vide avec une des fractions
du solvant d’extraction, pour récupérer les composés adsorbés sur les
parois.
• Rassembler les trois extraits organiques et les concentrer à 5 ml avec un
évaporateur rotatif à une température n’excédant pas 40 °C.
• Déshydrater l’extrait concentré ainsi obtenu sur du sulfate de sodium
anhydre ou, pour éviter une manipulation supplémentaire, le placer au
congélateur pour cristalliser l’eau puis transvaser rapidement le solvant
surnageant.
• Poursuivre la concentration jusqu’à 1 ml par évaporation sous jet d air
ou d’azote purifiés. L’extrait ne doit pas venir à sec ; on doit évaporer
suffisamment lentement en évitant toute condensation d’eau.
8.1.2. Purification
La purification permet de se débarrasser des substances organiques coextraites susceptibles d’interférer.
• Placer dans la colonne de purification (§ 5.2) un tampon de laine de
verre propre, puis y introduire, sur une hauteur de 5 cm, le Florisi
traité (§ 6.2). Préparer autant de colonnes que d’extraits à purifier.
• Introduire l’extrait concentré (1 ml) au sommet de la colonne.
• Eluer les composés organochlorés par 8 ml du mélange hexane éther
éthylique (85/15).
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