POLLUANTS ORGANIQUES
La spectrofluorimétrie UV mesure l’émission de fluorescence des molécules soumises à un rayonnement d’excitation UV. La réponse de fluorescence des substances excitées est fonction de leur structure moléculaire. Elle
ne s'applique pas aux liaisons de valence C—H (hydrocarbures aliphatiques),;
elle s’applique aux molécules qui possèdent des; liaisons doubles conjuguées^
par conséquent aux hydrocarbures aromatiques des pétroles. Parmi les
composés les plus fluorescents figurent les hydrocarbures polyaromatiques.
Les teneurs mesurées ne représentent pas les concentrations absolues
d’hydrocarbures mais elles fournissent un indice de pollution par hydrocarbures fossiles.
2. DOMAINE D’APPLICATION
La méthode s’applique aux hydrocarbures qui présentent une émission
de fluorescence lorsqu’ils sont soumis à un rayonnement d’excitation UV.
Elle ne correspond donc pas à une analyse quantitative au sens strict des
hydrocarbures totaux.
La limite de détection est de l’ordre de 0,1 pg.U1 pour l’eau de mer
et de 2 pg.g-1 pour l’analyse de 10 g de poids sec de matière biologique.
Le principe de la méthode exclut la notion de précision, toutefois sa
reproductibilité a pu être appréciée sur des échantillons naturels (Marchand
et Caprais, 1981). D’après des mesures sur toute la colonne d’eau on peut
considérer que les résultats mettant en évidence une homogénéité verticale
traduisent un niveau de reproductibilité au moins égal à celui observé sur
la zone homogène. Ainsi, les meilleurs résultats obtenus sont :
— au niveau
1 p.g.1-1 : + 0,3 à 0,4pg.l-1 soit environ 30%,
au niveau
4pg.l-1 : + 0,4 à 0,6 pg.l-1 soit environ 12 %,
au niveau 10 p.g.1-1 : ± 1,2
pg.l-1 soit environ 12%,
au niveau 18 pg.l-1 : + 2,6
pg.l-1 soit environ 14%.
3. PRÉLÈVEMENT, ÉCHANTILLONNAGE
3.1. PRÉLÈVEMENT
Pour l'eau, les bouteilles de prélèvement classiques sont déconseillées.
Il est préférable de prélever l’eau directement dans le flacon d’échantillonnage
dans lequel il est par ailleurs souhaitable d’effectuer l’extraction.
Le dispositif illustré par la figure XXIX. 1 est recommandé pour le prélèvement des échantillons d’eau dans la couche de surface. Il se compose
d une bouteille en verre de deux litres placée dans un bâti en plomb. En l’absence de contamination particulière par des produits pétroliers visibles en
film de surface, il n'est pas impératif d’y adapter un système de bouchage.
En cas de nécessité, la bouteille est fermée par un bouchon en téflon cylindroconique, fixé par un ressort de rappel, et dont l’ouverture et la fermeture sont
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La spectrofluorimétrie UV mesure l’émission de fluorescence des molécules soumises à un rayonnement d’excitation UV. La réponse de fluorescence des substances excitées est fonction de leur structure moléculaire. Elle
ne s'applique pas aux liaisons de valence C—H (hydrocarbures aliphatiques),;
elle s’applique aux molécules qui possèdent des; liaisons doubles conjuguées^
par conséquent aux hydrocarbures aromatiques des pétroles. Parmi les
composés les plus fluorescents figurent les hydrocarbures polyaromatiques.
Les teneurs mesurées ne représentent pas les concentrations absolues
d’hydrocarbures mais elles fournissent un indice de pollution par hydrocarbures fossiles.
2. DOMAINE D’APPLICATION
La méthode s’applique aux hydrocarbures qui présentent une émission
de fluorescence lorsqu’ils sont soumis à un rayonnement d’excitation UV.
Elle ne correspond donc pas à une analyse quantitative au sens strict des
hydrocarbures totaux.
La limite de détection est de l’ordre de 0,1 pg.U1 pour l’eau de mer
et de 2 pg.g-1 pour l’analyse de 10 g de poids sec de matière biologique.
Le principe de la méthode exclut la notion de précision, toutefois sa
reproductibilité a pu être appréciée sur des échantillons naturels (Marchand
et Caprais, 1981). D’après des mesures sur toute la colonne d’eau on peut
considérer que les résultats mettant en évidence une homogénéité verticale
traduisent un niveau de reproductibilité au moins égal à celui observé sur
la zone homogène. Ainsi, les meilleurs résultats obtenus sont :
— au niveau
1 p.g.1-1 : + 0,3 à 0,4pg.l-1 soit environ 30%,
au niveau
4pg.l-1 : + 0,4 à 0,6 pg.l-1 soit environ 12 %,
au niveau 10 p.g.1-1 : ± 1,2
pg.l-1 soit environ 12%,
au niveau 18 pg.l-1 : + 2,6
pg.l-1 soit environ 14%.
3. PRÉLÈVEMENT, ÉCHANTILLONNAGE
3.1. PRÉLÈVEMENT
Pour l'eau, les bouteilles de prélèvement classiques sont déconseillées.
Il est préférable de prélever l’eau directement dans le flacon d’échantillonnage
dans lequel il est par ailleurs souhaitable d’effectuer l’extraction.
Le dispositif illustré par la figure XXIX. 1 est recommandé pour le prélèvement des échantillons d’eau dans la couche de surface. Il se compose
d une bouteille en verre de deux litres placée dans un bâti en plomb. En l’absence de contamination particulière par des produits pétroliers visibles en
film de surface, il n'est pas impératif d’y adapter un système de bouchage.
En cas de nécessité, la bouteille est fermée par un bouchon en téflon cylindroconique, fixé par un ressort de rappel, et dont l’ouverture et la fermeture sont
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