HYDROCARBURES-IR (EAU, SÉDIMENTS)
CHAPITRE XXVIII
DOSAGE DES HYDROCARBURES DANS L’EAU ET
LES SÉDIMENTS MARINS PAR SPECTROMÉTRIE
INFRAROUGE
J. C ROUSSEL
L’importance du trafic pétrolier maritime, le développement de l’exploitation offshore et l'implantation littorale d’unités de raffinage sont autant
de causes chroniques ou accidentelles de rejets d’hydrocarbures dans l’environnement marin.
L’étude du comportement des hydrocarbures au sein des masses d’eau,
des interactions entre le milieu fluide et le sédiment, de leur action sur la
faune et la flore, demande la mise au point de méthodes analytiques spécialement adaptées. Des difficultés restent encore à résoudre avant d’obtenir
des techniques donnant entièrement satisfaction.
La méthode globale d’estimation des hydrocarbures par infrarouge, bien
que moins sensible et moins précise que des méthodes d’analyse fine des
constituants, est intéressante par sa rapidité de mise en œuvre. Elle donne
un indice global de contamination par les hydrocarbures totaux et s’avère
adaptée aux contrôles de routine ou au suivi de pollutions accidentelles.
La méthode décrite ci-après s’inspire des normes T90-114 et T90-203
de I’afnor (1979a et b). Elle en diffère par le protocole de purification des
extraits. Pour les sédiments l’étape concernant l’extraction est également
modifiée.
1. PRINCIPES DE LA MÉTHODE
Les hydrocarbures sont extraits du substrat à étudier par le tétrachlorure
de carbone. L’extrait est purifié sur un adsorbant afin de retenir les composés
polaires et l’éluat est analysé par spectrométrie infrarouge. La méthode
s’applique à tous les hydrocarbures extractibles au tétrachlorure de carbone
et susceptibles d’absorber le rayonnement infrarouge dans la région comprise
entre 3000 et 2800 cm-1 correspondant aux différentes vibrations de valence
C—H des groupes : CH3, CH2 et CH.
Cette méthode s’applique essentiellement aux hydrocarbures aliphatiques
etxiux composés aromatiques alkylés.
Parmi les premières applications aux échantillons marins on peut citer
Causse et Mestres (1972) et Brown et al. (1973).
321
CHAPITRE XXVIII
DOSAGE DES HYDROCARBURES DANS L’EAU ET
LES SÉDIMENTS MARINS PAR SPECTROMÉTRIE
INFRAROUGE
J. C ROUSSEL
L’importance du trafic pétrolier maritime, le développement de l’exploitation offshore et l'implantation littorale d’unités de raffinage sont autant
de causes chroniques ou accidentelles de rejets d’hydrocarbures dans l’environnement marin.
L’étude du comportement des hydrocarbures au sein des masses d’eau,
des interactions entre le milieu fluide et le sédiment, de leur action sur la
faune et la flore, demande la mise au point de méthodes analytiques spécialement adaptées. Des difficultés restent encore à résoudre avant d’obtenir
des techniques donnant entièrement satisfaction.
La méthode globale d’estimation des hydrocarbures par infrarouge, bien
que moins sensible et moins précise que des méthodes d’analyse fine des
constituants, est intéressante par sa rapidité de mise en œuvre. Elle donne
un indice global de contamination par les hydrocarbures totaux et s’avère
adaptée aux contrôles de routine ou au suivi de pollutions accidentelles.
La méthode décrite ci-après s’inspire des normes T90-114 et T90-203
de I’afnor (1979a et b). Elle en diffère par le protocole de purification des
extraits. Pour les sédiments l’étape concernant l’extraction est également
modifiée.
1. PRINCIPES DE LA MÉTHODE
Les hydrocarbures sont extraits du substrat à étudier par le tétrachlorure
de carbone. L’extrait est purifié sur un adsorbant afin de retenir les composés
polaires et l’éluat est analysé par spectrométrie infrarouge. La méthode
s’applique à tous les hydrocarbures extractibles au tétrachlorure de carbone
et susceptibles d’absorber le rayonnement infrarouge dans la région comprise
entre 3000 et 2800 cm-1 correspondant aux différentes vibrations de valence
C—H des groupes : CH3, CH2 et CH.
Cette méthode s’applique essentiellement aux hydrocarbures aliphatiques
etxiux composés aromatiques alkylés.
Parmi les premières applications aux échantillons marins on peut citer
Causse et Mestres (1972) et Brown et al. (1973).
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