MÉTAUX-AA (EAU)
CHAPITRE XXI
DOSAGE DE MÉTAUX DISSOUS (Pb, Zn, Cd, Cu, Ni,...)
PAR ABSORPTION ATOMIQUE
/
J. L. CHARLOU
La détermination des traces métalliques occupe une place importante
dans les études de pollution et dans la connaissance des cycles géochimiques
et biologiques de ces éléments dans les océans (Riley et Skirrow, 1965;
Riley et Chester, 1971 ; Brewer, 1975). Ces dernières années, de nombreuses méthodes oht été appliquées pour analyser ces éléments dans l’eau
de mer : fluorescence (Leyden et al., 1975), activation neutronique (Lee
et al., 1977), spectrophotométrie (Stephens et al., 1974), polarographie
impulsionnelle à redissolution anodique (Zirino et Lieberman, 1975) et
spectrométrie d’absorption atomique (Segar et Cantillo, 1975).
Pour mesurer avec précision de faibles concentrations métalliques (0,0110 pg.P1) dans une matrice saline chargée (35 g.I-1 ), une attention particulière doit être portée d’une part à la préparation de l’échantillon, d’autre
part à l’analyse proprement dite. Le chapitre XVIII synthétise les principaux
problèmes rencontrés et donne les caractéristiques, les difficultés et les critères
de choix des méthodes utilisées pour la préparation et l’analyse des échantillons. Le présent chapitre décrit plus particulièrement l’analyse des traces
métalliques par absorption atomique, avec four en graphite, après préconcentration.
1. PRINCIPES DE LA MÉTHODE
L'analyse directe par absorption atomique, sans pré-concentration,
est possible pour certains éléments mais présente de grandes difficultés instrumentales en raison des interférences spectrales et chimiques dues à la
vaporisation des éléments majeurs de l’eau de mer tels que Ca, Mg, Na. K
(Segar et Cantillo, 1975; Czobik et Matousek, 1978). Des modifications
de matrice basées sur l’ajout d’agents tels que (NH4)2S2O8 (Sperling, 1977),
EDTA (Guevremont et al., 1980), NH4NO3 (McArthur, 1977) et HNO3
(Le Bihan et Courtot-Coupez, 1975) ont permis une meilleures approche des
éléments Cd, Cu, Zn et Mn dans les eaux de mer diluées ou non. La construction d’une nouvelle génération d’atomiseurs a aussi entraîné une réduction
des interférences et de ce fait une quantification plus précise des éléments cités
précédemment.
Toutefois la solution adoptée, le plus couramment, consiste à séparer les
éléments traces de la matrice interférente. Pour ce faire, un certain nombre
251
CHAPITRE XXI
DOSAGE DE MÉTAUX DISSOUS (Pb, Zn, Cd, Cu, Ni,...)
PAR ABSORPTION ATOMIQUE
/
J. L. CHARLOU
La détermination des traces métalliques occupe une place importante
dans les études de pollution et dans la connaissance des cycles géochimiques
et biologiques de ces éléments dans les océans (Riley et Skirrow, 1965;
Riley et Chester, 1971 ; Brewer, 1975). Ces dernières années, de nombreuses méthodes oht été appliquées pour analyser ces éléments dans l’eau
de mer : fluorescence (Leyden et al., 1975), activation neutronique (Lee
et al., 1977), spectrophotométrie (Stephens et al., 1974), polarographie
impulsionnelle à redissolution anodique (Zirino et Lieberman, 1975) et
spectrométrie d’absorption atomique (Segar et Cantillo, 1975).
Pour mesurer avec précision de faibles concentrations métalliques (0,0110 pg.P1) dans une matrice saline chargée (35 g.I-1 ), une attention particulière doit être portée d’une part à la préparation de l’échantillon, d’autre
part à l’analyse proprement dite. Le chapitre XVIII synthétise les principaux
problèmes rencontrés et donne les caractéristiques, les difficultés et les critères
de choix des méthodes utilisées pour la préparation et l’analyse des échantillons. Le présent chapitre décrit plus particulièrement l’analyse des traces
métalliques par absorption atomique, avec four en graphite, après préconcentration.
1. PRINCIPES DE LA MÉTHODE
L'analyse directe par absorption atomique, sans pré-concentration,
est possible pour certains éléments mais présente de grandes difficultés instrumentales en raison des interférences spectrales et chimiques dues à la
vaporisation des éléments majeurs de l’eau de mer tels que Ca, Mg, Na. K
(Segar et Cantillo, 1975; Czobik et Matousek, 1978). Des modifications
de matrice basées sur l’ajout d’agents tels que (NH4)2S2O8 (Sperling, 1977),
EDTA (Guevremont et al., 1980), NH4NO3 (McArthur, 1977) et HNO3
(Le Bihan et Courtot-Coupez, 1975) ont permis une meilleures approche des
éléments Cd, Cu, Zn et Mn dans les eaux de mer diluées ou non. La construction d’une nouvelle génération d’atomiseurs a aussi entraîné une réduction
des interférences et de ce fait une quantification plus précise des éléments cités
précédemment.
Toutefois la solution adoptée, le plus couramment, consiste à séparer les
éléments traces de la matrice interférente. Pour ce faire, un certain nombre
251
