MERCURE (EAU)
A titre indicatif, sur un modèle 1150 varian techtron, on a comparé
la cellule employée pour la mise au point de cette méthode, d’une longueur
de 15 cm et de 18 mm2 de section, avec une cellule commerciale à faces de
quartz d’une longueur de 10 cm et de 280 mm2 de section : la première absorbe
83 % de l’énergie lumineuse disponible mais s’avère 16 fois plus sensible et
5 fois moins lumineuse que la seconde.
2. DOMAINE D’APPLICATION
2.1. GAMME DE CONCENTRATIONS
La relation (2), pour une cellule de mesure de 18 mm2 de section, sachant
que a = 2,0 mm2.ng-1, s’écrit : A = (2,0 x m)/18, d’où M (ng) = 9 x A;
c’est l’équation de la droite d’étalonnage.
Si on choisit A = 1,00 comme point haut de la courbe d’étalonnage,
la plus forte concentration mesurable est de 9 ng ou 180 ng.l-1 pour une prise
d’essai de 50 ml d’eau de mer (en réalité elle est de 190 ng.l-1, en raison d’une
légère courbure de la droite d’étalonnage à ce niveau).
On peut adopter comme point bas la concentration caractéristique (a)
qui est de 39 pg ou 0,78 ng.l-1, pour une prise d’essai de 50 ml d’eau de mer.
Une variation de 0,001 unité d’absorbance, correspondant à la précision
de lecture des résultats en l’absence d’expansion d’échelle, représente une
variation de ± 9 pg soit ±0,18 ng.l-1. Il est commode d’appliquer une
expansion d’échelle de 1,8 fois pour obtenir l’affichage direct en concentration
des résultats. Sur un appareil digital, la limite de sensibilité est alors de
0,1 ng.l-1.
2.2. PRÉCISION
Si les résultats peuvent être lus à 0,1 ng.l-1 près (et même mieux), les
fluctuations de la ligne de base peuvent alors atteindre ± 0,2 ng.T1, valeur
maximale admissible dans 95 % des cas.
Le blanc opératoire, auquel contribuent les parois de la fiole de réduction, le gaz vecteur et le réducteur, peut être rendu inférieur à 0,5 ng.l”1.
A ce niveau, sa variabilité, qui intervient sur la précision des résultats, est
en pratique masquée par les fluctuations de la ligne de base.
La reproductibilité des mesures dépend plus directement de l'habileté
de l’opérateur. Ainsi l’ouverture et la fermeture d’un flacon contenant l’échantillon s’accompagne souvent d’un dépôt de liquide sur la périphérie du col,
ce qui peut contaminer légèrement l’échantillon (tableau XIX.2). En adoptant une procédure stricte pour le prélèvement des aliquotes, par exemple
(a) La concentration caractéristique est définie comme la concentration correspondant à une
absorption de 1 %, soit une transmission de 99 %, ce qui se traduit par une absorbance
A = log (100/99) = 0,0044.
Ainsi la quantité de mercure correspondante d’après la relation (2) est M = 9 x 0,0044 = 0.039 ng.
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