CHLOROPHYLLE - FLUORIMÉTRIE
CHAPITRE XVI
dosage de la chlorophylle a
ET DES PHÉOPIGMENTS
PAR FLUORIMÉTRIE
J. NEVEUX
Le principal intérêt de la méthode fluorimétrique (Yentsch et Menzel,
1963 ; Holm-Hansen et al., 1965 ; Lorenzen, 1966) par rapport à la méthode
spectrophotométrique (Lorenzen, 1967, chapitre XV) est sa plus grande
sensibilité. Elle permet de traiter des échantillons de volume plus réduit (0,1
à 1 1), ce qui représente un gain de temps appréciable.
1. PRINCIPES DE LA MÉTHODE
La méthode consiste à mesurer la fluorescence avant (Fo) et après l’acidification (Fa) d’un extrait acétonique de pigments. La diminution de fluorescence observée est en relation avec le pourcentage relatif de chlorophylle a
par rapport à la somme chlorophylle a + phéophytine a. Elle est très voisine
de la méthode spectrophotométrique de Lorenzen (1967) dans son principe ;
la seule différence est qu’elle utilise la propriété de fluorescence des pigments
plutôt que l’absorption de lumière.
2. DOMAINE D’APPLICATION
2.1. GAMME DE CONCENTRATIONS
Dans le cas de solutions pures de chlorophylle a, les concentrations
dans l’acétone à 90 % ne doivent pas dépasser 750 pg.l-1 : l’absorbance,
pour un trajet optique de 1 cm, doit être voisine de 0,07 dans le rouge à 664 nm
et de 0,08 dans le bleu à 432 nm. Au-delà, il y a une perte de linéarité entre
concentration et fluorescence (Neveux, 1976). Pour les extraits d’échantillons naturels, il importe que l’absorbance au niveau du maximum bleu soit
inférieure à 0,08 quelle que soit la concentration en chlorophylle a, sinon il
faut faire une dilution.
2-2. PRÉCISION
La précision dépend des échantillons étant donné les interférences dues
aux chlorophylles accessoires b et c dont les concentrations varient avec les
communautés phytoplanctoniques (Holm-Hansen et al., 1965; Loftus et
Carpenter, 1971 ; Neveux, 1976). Pour la chlorophylle a on considère
193
CHAPITRE XVI
dosage de la chlorophylle a
ET DES PHÉOPIGMENTS
PAR FLUORIMÉTRIE
J. NEVEUX
Le principal intérêt de la méthode fluorimétrique (Yentsch et Menzel,
1963 ; Holm-Hansen et al., 1965 ; Lorenzen, 1966) par rapport à la méthode
spectrophotométrique (Lorenzen, 1967, chapitre XV) est sa plus grande
sensibilité. Elle permet de traiter des échantillons de volume plus réduit (0,1
à 1 1), ce qui représente un gain de temps appréciable.
1. PRINCIPES DE LA MÉTHODE
La méthode consiste à mesurer la fluorescence avant (Fo) et après l’acidification (Fa) d’un extrait acétonique de pigments. La diminution de fluorescence observée est en relation avec le pourcentage relatif de chlorophylle a
par rapport à la somme chlorophylle a + phéophytine a. Elle est très voisine
de la méthode spectrophotométrique de Lorenzen (1967) dans son principe ;
la seule différence est qu’elle utilise la propriété de fluorescence des pigments
plutôt que l’absorption de lumière.
2. DOMAINE D’APPLICATION
2.1. GAMME DE CONCENTRATIONS
Dans le cas de solutions pures de chlorophylle a, les concentrations
dans l’acétone à 90 % ne doivent pas dépasser 750 pg.l-1 : l’absorbance,
pour un trajet optique de 1 cm, doit être voisine de 0,07 dans le rouge à 664 nm
et de 0,08 dans le bleu à 432 nm. Au-delà, il y a une perte de linéarité entre
concentration et fluorescence (Neveux, 1976). Pour les extraits d’échantillons naturels, il importe que l’absorbance au niveau du maximum bleu soit
inférieure à 0,08 quelle que soit la concentration en chlorophylle a, sinon il
faut faire une dilution.
2-2. PRÉCISION
La précision dépend des échantillons étant donné les interférences dues
aux chlorophylles accessoires b et c dont les concentrations varient avec les
communautés phytoplanctoniques (Holm-Hansen et al., 1965; Loftus et
Carpenter, 1971 ; Neveux, 1976). Pour la chlorophylle a on considère
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