GÉNÉRALITÉS
Cependant, il n’est pas toujours possible, ou facile, de disposer d'eau
de mer « épuisée » de ce type ; aussi, le blanc des réactifs est-il généralement
réalisé avec de l’eau distillée ou déminéralisée. Cette pratique n'est pas absolument rigoureuse en ce sens que la modification de la « turbidité » n’est pas
forcément identique à celle qui se produirait en eau de mer. La méthode
qui tente de corriger cette anomalie en effectuant le blanc de turbidité en
ajoutant à l’eau brute une partie des réactifs (sans développement de coloration) n’est pas non plus rigoureuse : l’absorption propre des réactifs est
alors en effet déduite deux fois, une fois avec le blanc des réactifs, une fois
avec le blanc de turbidité. Pour connaître la contribution réelle des réactifs
à la turbidité de l’eau de mer il faudrait, en fait, comparer l’absorbance de
l'eau de mer et de l’eau distillée contenant chacune les mêmes réactifs. On
constate que la détermination rigoureuse du blanc des réactifs n’est pas évidente et il paraît plus réaliste et plus simple d’utiliser l’eau déminéralisée
ou distillée. Il est très vraisemblable que la légère erreur systématique ainsi
introduite est généralement négligeable.
On effectue donc le blanc des réactifs avec de Veau que l’on distille ou
déminéralise à la demande : le stockage provoque l’enrichissement en espèces
azotées (attention : même l’eau fraîchement distillée peut contenir de l'azote
ammoniacal). La solution idéale consiste à passer sur résines échangeuses
d’ions de l’eau préalablement distillée. Dp point de vue pratique, l’utilisation
d’une petite pompe permet de soutirer l’eau déminéralisée au fur et à mesure
des besoins. Un système de dérivation permettant le retour possible de l’eau
déminéralisée à la réserve d’eau facilite la purge des résines sans consommation
excessive d’eau de bonne qualité.
L’eau de mer artificielle ne convient généralement pas pour déterminer
les blancs en raison des impuretés contenues dans les sels commerciaux,
même garantis « pour analyse ».
Dans la suite de cet ouvrage, les symboles utilisés pour les blancs de turbidité et des réactifs sont respectivement bt et br. Il sera implicitement admis
que le blanc des cuves a été déduit pour obtenir ces valeurs. On considère
de même que pour Vabsorbance totale de l’échantillon traité Atr le blanc des
cuves a été déduit. La figure VI.2 illustre les différentes quantités mesurées
et calculées. Si l’on effectue toutes les mesures en plaçant de l’eau distillée ou
déminéralisée dans la cuve de référence, les données brutes sont les suivantes :
. Bc : blanc des cuves (eau distillée),
. Bt : blanc brut de turbidité (échantillon non traité),
. Br : blanc brut des réactifs (eau déminéralisée traitée),
. Actr : absorbance brute totale de l’échantillon traité.
Après correction du blanc des cuves, on obtient :
. bt = Bt — Bc : blanc de turbidité,
• br = Br — Bc : blanc des réactifs,
. Atr = Actr — Bc : absorbance brute corrigée de l'échantillon traité.
Finalement, l’absorbance nette due au composé recherché est
A = Atr — bt — br .
Pour simplifier ces calculs, il est recommandé de sélectionner des cuves
qui fournissent des blancs négligeables.
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Cependant, il n’est pas toujours possible, ou facile, de disposer d'eau
de mer « épuisée » de ce type ; aussi, le blanc des réactifs est-il généralement
réalisé avec de l’eau distillée ou déminéralisée. Cette pratique n'est pas absolument rigoureuse en ce sens que la modification de la « turbidité » n’est pas
forcément identique à celle qui se produirait en eau de mer. La méthode
qui tente de corriger cette anomalie en effectuant le blanc de turbidité en
ajoutant à l’eau brute une partie des réactifs (sans développement de coloration) n’est pas non plus rigoureuse : l’absorption propre des réactifs est
alors en effet déduite deux fois, une fois avec le blanc des réactifs, une fois
avec le blanc de turbidité. Pour connaître la contribution réelle des réactifs
à la turbidité de l’eau de mer il faudrait, en fait, comparer l’absorbance de
l'eau de mer et de l’eau distillée contenant chacune les mêmes réactifs. On
constate que la détermination rigoureuse du blanc des réactifs n’est pas évidente et il paraît plus réaliste et plus simple d’utiliser l’eau déminéralisée
ou distillée. Il est très vraisemblable que la légère erreur systématique ainsi
introduite est généralement négligeable.
On effectue donc le blanc des réactifs avec de Veau que l’on distille ou
déminéralise à la demande : le stockage provoque l’enrichissement en espèces
azotées (attention : même l’eau fraîchement distillée peut contenir de l'azote
ammoniacal). La solution idéale consiste à passer sur résines échangeuses
d’ions de l’eau préalablement distillée. Dp point de vue pratique, l’utilisation
d’une petite pompe permet de soutirer l’eau déminéralisée au fur et à mesure
des besoins. Un système de dérivation permettant le retour possible de l’eau
déminéralisée à la réserve d’eau facilite la purge des résines sans consommation
excessive d’eau de bonne qualité.
L’eau de mer artificielle ne convient généralement pas pour déterminer
les blancs en raison des impuretés contenues dans les sels commerciaux,
même garantis « pour analyse ».
Dans la suite de cet ouvrage, les symboles utilisés pour les blancs de turbidité et des réactifs sont respectivement bt et br. Il sera implicitement admis
que le blanc des cuves a été déduit pour obtenir ces valeurs. On considère
de même que pour Vabsorbance totale de l’échantillon traité Atr le blanc des
cuves a été déduit. La figure VI.2 illustre les différentes quantités mesurées
et calculées. Si l’on effectue toutes les mesures en plaçant de l’eau distillée ou
déminéralisée dans la cuve de référence, les données brutes sont les suivantes :
. Bc : blanc des cuves (eau distillée),
. Bt : blanc brut de turbidité (échantillon non traité),
. Br : blanc brut des réactifs (eau déminéralisée traitée),
. Actr : absorbance brute totale de l’échantillon traité.
Après correction du blanc des cuves, on obtient :
. bt = Bt — Bc : blanc de turbidité,
• br = Br — Bc : blanc des réactifs,
. Atr = Actr — Bc : absorbance brute corrigée de l'échantillon traité.
Finalement, l’absorbance nette due au composé recherché est
A = Atr — bt — br .
Pour simplifier ces calculs, il est recommandé de sélectionner des cuves
qui fournissent des blancs négligeables.
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