GÉNÉRALITÉS
Pour le bouchage des flacons de polyéthylène, on choisira de même un
bouchon simple ne nécessitant pas de capsule intermédiaire. L'amélioration de
la qualité de fabrication permet actuellement d’obtenir ainsi une étanchéité
excellente. Le bouchage double présente en effet divers inconvénients : contact
inévitable de la capsule avec les doigts et contaminations diverses, mauvaise
étanchéité en cas de perte, difficulté fréquente de débouchage et accroissement du temps de prélèvement. On évitera donc ce système mais on contrôlera soigneusement l'étanchéité des flacons à bouchage simple : rejeter tout
flacon présentant une mauvaise étanchéité sous la pression de la main pour
un serrage normal du bouchon.
2.1.3. Prise des échantillons
Le remplissage des flacons est fait en prenant toutes précautions pour
éviter le contact des doigts avec l’eau, le goulot du flacon ou l’intérieur du bouchon, ainsi qu’avec l’extrémité du robinet de la bouteille de prélèvement ou le
système de pré-filtration (§ 2.2).
On rince le flacon deux à trois fois avec l’eau à analyser (environ un
dixième du volume à chaque fois). Le flacon est ensuite rempli au maximum
aux trois quarts de son volume, pour permettre l’expansion de la glace lors
de la congélation, puis le bouchon est revissé et serré au maximum. Il est
impératif qu’aucune perte d’échantillon, même faible, ne soit possible par
dilatation au cours de la congélation : (jans ce cas, le volume expulsé serait
fortement concentré en sels par rapport à l’échantillon d’origine et les concentrations seraient erronées par défaut. Pour la même raison, on maintiendra
toujours les flacons verticaux tant que leur contenu ne sera pas totalement
pris en masse.
L 1.4. Entretien des flacons
Avant usage, les flacons sont rincés plusieurs fois à l'eau distillée pure ou
acidulée, principalement pour PO4“ et Si(0H)4 (Stefansson et Olafsson,
1970), et rebouchés aussitôt.
Après une utilisation prolongée, il peut être nécessaire de les brosser
intérieurement ou, pour les flacons en verre, de les laver au mélange sulfochromique afin d’enlever les dépôts éventuels sur les parois.
2.2. FILTRATION
La limite arbitraire entre les matières dissoutes et particulaires en eau
de mer est fixée à 0,45 pm. En toute rigueur, une filtration sur membrane de
cette porosité devrait être effectuée puisque l’on s’intéresse aux substances
dissoutes. •
Du point de vue analytique, la filtration s’avère nécessaire pour les eaux
dont la turbidité est susceptible de perturber les mesures d’ absorbance. Il en
est de même lorsqu’une interférence due à la présence du composé analysé
adsorbé sur les particules en suspension peut nuire à l’exactitude du résultat
(phosphate par exemple). Par ailleurs, la conservation est parfois améliorée
par la filtration. Cette dernière présente toutefois les inconvénients suivants :
— risques de contamination ou de perte aux basses teneurs lors de cette
manipulation supplémentaire de l’échantillon (Marvin et al., 1972),
—
difficultés de mise en œuvre sur des bateaux de taille réduite.
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