Des données récentes évaluent à 50 km' la glace qui
disparaît chaque année dans la région. Le couverture
neigeuse a décru d’environ 10 % dans l'hémisphère
nord, et les glaciers de montagne (hors des régions
polaires) ont nettement reculé dans la dernière partie
du XXe siècle. Le mont Kilimandjaro, en Tanzanie, a
perdu les quatre cinquièmes de sa calotte glaciaire
depuis que celle-ci fut mesurée pour la première fois,
en 1912, et environ un tiers au sommet au cours de
cette dernière douzaine d’années. La calotte glaciaire
du Quelccaya, au Pérou, a perdu un cinquième de sa
masse depuis 1963 ; l’un de ses glaciers, celui de Qori
Kalis, a diminué 30 fois plus vite au cours des trois
dernières années que dans la période 1963-1978.
Sous les latitudes moyennes et élevées de
l’hémisphère nord, on note une augmentation de 2 à
4 % de la fréquence des fortes précipitations. Le total
des précipitations s’y est accru de 0,5 à 1 % par
décennie. Par ailleurs, la fréquence et l’intensité des
sécheresses subies par l’Asie et l’Afrique ont augmenté.
Reste à déterminer dans quelle mesure ces
phénomènes apportent la preuve d'un changement
climatique majeur à l’œuvre à l’échelle de la planète...
Le réchauffement
planétaire mis en question
En dépit de la somme de données appuyant la théorie
selon laquelle les activités humaines influent sur
l’évolution climatique, la communauté scientifique
compte des dissidents.
Ceux-ci estiment que la collecte des données est
source d’erreur : trop de sites de collecte sont proches
des zones urbaines et donc susceptibles d'être affectés
par la chaleur. Il existerait en outre des incohérences
entre les données recueillies au sol et celles qui le sont
dans les couches supérieures de l’atmosphère. Si le
réchauffement planétaire a lieu, alors les températures
devraient augmenter dans la basse atmosphère comme
en altitude. Les modèles informatiques sont peut-être
erronés eux aussi, les machines étant incapables de
reproduire l’immense complexité de l'atmosphère.
Dernier point : les chercheurs sous-estiment peut-être
l influence du Soleil ; or, une activité solaire accrue
entraînerait la diminution de la couverture nuageuse,
et une quantité supérieure d’énergie atteindrait la
surface terrestre - ce qui réchaufferait l'atmosphère.
Ci-dessus : voici l’aspect que devraient avoir des coraux en
bonne santé. Les tentacules rouges des organismes coralliens
filtrent les particules nutritives. La plupart des coraux se
nourrissent de minuscules animaux, plantes ou algues.
Ci-dessous : ce corail a blanchi pour avoir perdu ses algues
symbiotiques (zooxanthelles). Le mécanisme déclencheur
du blanchiment n’est pas connu avec précision, mais on sait
que tout changement dans l’environnement des coraux
joue un rôle. L’accroissement des températures provoqué
par le réchauffement planétaire et la pollution des mers
figurent parmi les causes probables de la mort des coraux.
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