Ci-dessus : vue aérienne du bord de la banquise du Groenland. Letendue des glaces varie au fil des saisons, mais une vaste portion des
régions les plus au nord demeurent en permanence sous les glaces.
Réchauffement planétaire :
les preuves
Il ne faudrait pas croire qu’un ou deux étés torrides
ou hivers très froids puissent signifier l’avènement de
changements climatiques de grande ampleur, mais une
masse croissante d'indices donnent à penser que ces
événements, pour inhabituels qu'ils soient, s’inscrivent
toutefois dans une nette tendance. En 2001. le GIEC
(Groupe intergouvememental d'experts sur l'évolution
du climat), créé en 1998. prédisait que les températures
connaîtraient une élévation de 1.4 °C et 5.8 °C avant
la fin du xxr siècle, et déclarait que la majeure partie
du réchauffement observé au cours des 50 dernières
années était sans doute attribuable aux activités
humaines. C était la première fois que cet organisme
(qui en 2007 se verrait attribuer le prix Nobel de la
paix) établissait ainsi un lien entre changement
climatique et activités humaines.
Les températures mondiales ont augmenté de 0,6 °C
au cours des 150 ans écoulés, la majeure partie de
cette augmentation ayant eu lieu depuis les années
I960. Les années 1990 furent les plus chaudes et 1998
a connu les températures les plus élevées depuis que
des mesures fiables sont enregistrées, soit depuis les
années I860. Les dix années les plus chaudes sont
postérieures à 1987, et neuf d’entre elles à 1990. Au
Royaume-Uni, l'année 1995 a vu le plus grand nombre
de jours chauds pour ce pays (26 jours au-dessus de
20 °C) en 225 ans de relevés quotidiens. Le nombre
total de jours froids (température moyenne inférieure
à 0 °C) par an était compris entre 15 et 20 jusqu’à la
fin du xix* siècle, mais on estime que ce nombre est
descendu à une dizaine à la fin du xx* siècle.
Le niveau des mers s’est déjà élevé de 10 à 20 cm
au cours du siècle écoulé : les banquises de l'Arctique
s'amincissent, et les chutes de pluie s'accroissent dans
certaines régions du monde. La banquise du Groenland
perd plus de 1 m d'épaisseur par an par endroits.
260
Précédent

- 268/330

Suivant