LES CLIMATS DU FUTUR
La perte d'ozone
À la fin des années 1970, des scientifiques du British
Antarctic Survey (BAS) ont découvert que la quantité
d’ozone stratosphérique avait diminué de manière très
significative au-dessus du continent antarctique. Le
« trou dans la couche d’ozone » s’ouvre périodiquement
au printemps antarctique pour se refermer quelques
mois plus tard. Les recherches menées dans l'Arctique
ont mis en évidence un schéma similaire.
On s’est rendu compte que le responsable de ce
phénomène était un groupe de substances chimiques,
les chlorofluorocarbones (CFC), employées comme
réfrigérants et gaz propulseurs pour les aérosols, mais
aussi dans les appareils de climatisation, les solvants
de nettoyage et les matériaux d’emballage tels que le
polystyrène. Les CFC atteignent la haute atmosphère,
où ils réagissent avec la lumière du soleil pour
produire du monoxyde de chlore - gaz très réactif
jouant un rôle majeur dans le cycle catalytique
destructeur de l’ozone.
En 1985. le protocole de Montreal fut signe par
49 pays, à l’issue d’une convention des Nations unies
visant à faire cesser l'emploi des CFC. En 1989. l’Union
européenne proposa une interdiction totale de l'usage
des CFC. Les recherches se sont poursuivies - en 1991,
la Nasa lança un satellite pour mesurer les variations
des taux d'ozone à différentes altitudes, pour fournir
une image plus complète de la situation.
Bien que les quantités de CFC présentes dans
l'atmosphère aient été réduites de façon spectaculaire,
le problème persiste : ces produits ont une durée de
vie importante (plus de 80 ans), aussi les dégâts subis
par la couche d'ozone risquent-ils de durer longtemps.
Cela signifie que la Terre est exposée à bien plus de
rayonnement UV qu'il n'est nécessaire. On craint que
cela n accroisse l'incidence des cancers de la peau
comme des cataractes, et ne réduise l'efficacité du
système immunitaire. La photosynthèse des plantes
et la croissance du phytoplancton dans les océans
pourraient également en être affectées, ce qui par
contrecoup atteindrait les écosystèmes marins.
Page ci-contre, en haut : illustration réalisée par ordinateur
montrant la sévère diminution (ou « trou ») de la couche
d’ozone au-dessus de l'Antarctique (masse blanche). La couche
d’ozone est présente à une altitude comprise entre 14 et 24 km,
mais se concentre plus particulièrement entre 17 et 21 km (en
blanc). Le trou laisse passer les rayons ultraviolets (en violet). Les
altitudes sont représentées par un Boeing 727 (volant à 12 km),
un Concorde ( 15 km) et l'appareil de recherche ER-2 ( 18 km)
utilisé par la Nasa pour étudier le trou. Celui-ci a fait son
apparition pour la première fois en 1980, puis s’est agrandi chaque
année. Il s'agit d’un phénomène saisonnier, qui se dessine durant
le printemps antarctique.
Ci-contre : réfrigérateurs et congélateurs en attente de recyclage
dans un centre de traitement des ordures ménagères. On retire
les compresseurs, les réfrigérants et la mousse polyuréthane de
ces appareils avant de les broyer et de les vendre à la ferraille. Les
réfrigérants et la mousse contiennent des chlorofluorocarbones
(CFC), gaz nocifs qui détruisent la couche d'ozone et retiennent
la chaleur dans l'atmosphère, ce qui contribuerait à l'effet de serre.
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La perte d'ozone
À la fin des années 1970, des scientifiques du British
Antarctic Survey (BAS) ont découvert que la quantité
d’ozone stratosphérique avait diminué de manière très
significative au-dessus du continent antarctique. Le
« trou dans la couche d’ozone » s’ouvre périodiquement
au printemps antarctique pour se refermer quelques
mois plus tard. Les recherches menées dans l'Arctique
ont mis en évidence un schéma similaire.
On s’est rendu compte que le responsable de ce
phénomène était un groupe de substances chimiques,
les chlorofluorocarbones (CFC), employées comme
réfrigérants et gaz propulseurs pour les aérosols, mais
aussi dans les appareils de climatisation, les solvants
de nettoyage et les matériaux d’emballage tels que le
polystyrène. Les CFC atteignent la haute atmosphère,
où ils réagissent avec la lumière du soleil pour
produire du monoxyde de chlore - gaz très réactif
jouant un rôle majeur dans le cycle catalytique
destructeur de l’ozone.
En 1985. le protocole de Montreal fut signe par
49 pays, à l’issue d’une convention des Nations unies
visant à faire cesser l'emploi des CFC. En 1989. l’Union
européenne proposa une interdiction totale de l'usage
des CFC. Les recherches se sont poursuivies - en 1991,
la Nasa lança un satellite pour mesurer les variations
des taux d'ozone à différentes altitudes, pour fournir
une image plus complète de la situation.
Bien que les quantités de CFC présentes dans
l'atmosphère aient été réduites de façon spectaculaire,
le problème persiste : ces produits ont une durée de
vie importante (plus de 80 ans), aussi les dégâts subis
par la couche d'ozone risquent-ils de durer longtemps.
Cela signifie que la Terre est exposée à bien plus de
rayonnement UV qu'il n'est nécessaire. On craint que
cela n accroisse l'incidence des cancers de la peau
comme des cataractes, et ne réduise l'efficacité du
système immunitaire. La photosynthèse des plantes
et la croissance du phytoplancton dans les océans
pourraient également en être affectées, ce qui par
contrecoup atteindrait les écosystèmes marins.
Page ci-contre, en haut : illustration réalisée par ordinateur
montrant la sévère diminution (ou « trou ») de la couche
d’ozone au-dessus de l'Antarctique (masse blanche). La couche
d’ozone est présente à une altitude comprise entre 14 et 24 km,
mais se concentre plus particulièrement entre 17 et 21 km (en
blanc). Le trou laisse passer les rayons ultraviolets (en violet). Les
altitudes sont représentées par un Boeing 727 (volant à 12 km),
un Concorde ( 15 km) et l'appareil de recherche ER-2 ( 18 km)
utilisé par la Nasa pour étudier le trou. Celui-ci a fait son
apparition pour la première fois en 1980, puis s’est agrandi chaque
année. Il s'agit d’un phénomène saisonnier, qui se dessine durant
le printemps antarctique.
Ci-contre : réfrigérateurs et congélateurs en attente de recyclage
dans un centre de traitement des ordures ménagères. On retire
les compresseurs, les réfrigérants et la mousse polyuréthane de
ces appareils avant de les broyer et de les vendre à la ferraille. Les
réfrigérants et la mousse contiennent des chlorofluorocarbones
(CFC), gaz nocifs qui détruisent la couche d'ozone et retiennent
la chaleur dans l'atmosphère, ce qui contribuerait à l'effet de serre.
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