PLANÈTE MÉTÉO
Modéliser les climats
IX* nombreux pays sont dotés de centres de prévision
équipés de puissants ordinateurs servant à prévoir
le temps mais aussi à modéliser la manière dont les
éléments météorologiques et climatiques peuvent être
modifiés. Les dynamiques en jeu dans l'atmosphère
étant complexes, la modélisation est nécessaire pour
établir des prévisions d’une réelle portée pratique.
En France, le modèle Arpège permet d’effectuer
plusieurs fois par jour des prévisions à échelle fine
sur l’ensemble du pays. Ce mcxlèle a été conçu en
collaboration avec le CEPMMT (Centre européen
pour les prévisions météorologiques à moyen terme,
en Grande-Bretagne). Un autre mcxlèle, baptisé Aladin
et créé en coopération avec la Belgique, le Portugal
et une douzaine de pays d'Europe centrale et orientale,
fournit des prévisions locales à haute résolution.
L’AGCM (Atmosphere General Circulation Model)
est un mcxlèle tridimensionnel présentant l’atmosphère
dans ses liens avec la terre ferme et la cryosphère.
Contrairement aux modèles utilisés pour les
prévisions météo numériques à court terme, les
modèles climatiques se projettent jusqu’à des
décennies, voire des siècles, de sorte que le niveau
de détail des variables qui les alimentent est faible.
De tels modèles sont utiles pour l’étude de la
circulation atmosphérique d’ensemble, de la variabilité
des climats et des modifications induites par les
variations de température à la surface des mers.
Il existe aussi des modèles de circulation océanique
d’ensemble, des cycles du carbone, de climats
régionaux, de chimie atmosphérique... qui traitent
d’aspects exerçant une influence sur les climats. Les
plus complexes sont sans doute ceux qui couplent
la circulation générale atmosphérique et océanique
(modèles globaux océan-atmosphère).
La capacité informatique requise pour traiter la
masse des données est si gigantesque qu’il n’est pas
toujours possible de confier les tâches à un seul
ordinateur. Divers programmes, dont celui mis sur
pied au Royaume-Uni en 2005, font en sorte que les
utilisateurs d’ordinateurs personnels mettent à
disposition la capacité inutilisée de leur machine afin
de faire fonctionner certains programmes. Des milliers
de personnes se sont inscrites pour participer à de
telles entreprises, dont on ignore si elles permettront
de réaliser des progrès dans la modélisation.
Ci-contre : simulation par ordinateur d’une carte météo, dans
le cadre de l’étude FASTEX (Fronts and Atlantic Storm-Track
Experiment). Les lignes continues sont des courbes isobares,
qui relient des zones de même pression atmosphérique. Plus
les courbes sont rapprochées sur la carte et plus les vents sont
puissants dans ces secteurs. Le programme de recherche
international qu’est FASTEX fait appel à des données fournies
par des avions, des navires et des satellites pour découvrir quels
sont les facteurs qui conditionnent l’évolution d'un système
dépressionnaire « ordinaire » en une tempête de moyenne
latitude.
Page ci-contre, en haut : graphique informatisé donnant une
représentation tridimensionnelle d'une situation météorologique
(écran supérieur), obtenue par traitement de données recueillies
au moyen d'un radar Doppler à double faisceau embarqué à bord
d'un avion et ayant pour fonction de détecter les mouvements
des masses d'air. L’écran inférieur est une carte des pressions
atmosphériques, sur laquelle des lignes isobares relient les zones
de même pression.
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