PLANÈTE MÉTÉO
Mesure de la vitesse
du vent - l’anémomètre
Sur les ponts, sur les aénxlromes et sur de nombreux
édifices publics, on voit parfois un instrument
comprenant des coupelles en rotation rapide. Il s’agit
du type le plus courant d’anémomètre (du grec
antmot, • vent •), servant à mesurer la vitesse du vent.
L'anémomètre fut inventé au xv siècle par l'Italien
Leone Battista Allxrti. On distingue deux grandes
catégories d'anémomètres, selon qu’ils mesurent la
vélcx’ité du vent ou la pression exercée par celui-ci.
L'instrument le plus simple est l’anémomètre à
ctxipelles, inventé en 1841 par l'Irlandais John Robinson.
Trois ou quatre petites demi-coquilles sont attachées
à l’extrémité de chacun des deux bras horizontaux de
l’appareil, bras montés sur un axe vertical. En soufflant,
le vent est pris dans les coupelles qui font tourner
les bras à une vitesse proportionnelle à celle du vent.
Ce système est certes très simple d’emploi mais peu
efficace sans équipement d'enregistrement de données
électroniques. Des relevés réguliers permettent de
fournir une tendance mais ne rendent pas compte
d’épisodes tels que les rafales brèves et violentes.
Beaucoup plus délicat mais bien plus précis,
l’anémomètre à fil chaud comprend un fil métallique
- en tungstène, le plus souvent - que l’on chauffe
au moyen d’un courant électrique à une température
supérieure à celle de l’air ambiant. Le vent refroidit
le fil, ce d’autant plus qu’il souffle fort, ce qui permet
de calculer la vitesse du vent.
Ci-contre : un anémomètre, instrument servant
à mesurer la vitesse du vent, installé au sommet
d’une tour au radio-observatoire de Jodrell Bank,
près de Manchester, en Angleterre. L'imposant
télescope à l’arrière-plan est le radiotélescope géant
Mark IA (76 m de diamètre). Lorsque la vitesse
du vent dépasse une certaine valeur, on oriente
le télescope vers le haut (comme ici), en position
de sécurité.
Page ci-contre : abri Stevenson renfermant
des thermomètres et d'autres appareils de mesure
et d'enregistrement de données météorologiques.
Cet abri est conçu de manière à protéger les
thermomètres des effets du rayonnement solaire
direct ainsi que des précipitations, tout en permettant
la libre circulation de l'air De par le caractère
standardisé des abris Stevenson, les conditions
qui régnent au niveau des différentes stations
météorologiques sont elles-mêmes normalisées
au mieux, ce qui autorise des comparaisons fiables
entre des températures mesurées sur différents
sites. Les thermomètres que l'on voit ici, très
sensibles aux variations, sont un combiné « maximini » (horizontal) et un thermomètre humide
(vertical, au centre), de part et d'autre desquels
sont installés des enregistreurs.
Précédent

- 220/330

Suivant