LA PREVISION M É T E O M O DI R N I
ligne continue portée sur une feuille de papier
millimétré spécialement conçue à cet usage (chaque
feuille enregistre les températures d’un jour donné).
Le thermomètre sec (ou • à boule sèche -, ou
encore « à bulbe sec »), empli de mercure, enregistre
les changements de température en degrés centigrades
et en dixièmes de degré (c’est ainsi que sont exprimées
les températures dans les bulletins météo de la
télévision ou de la radio). Le thermomètre mouillé
(ou humide) est un instrument ordinaire dont le
bulbe est recouvert d’une mèche de mousseline
humidifiée par de l’eau provenant d’un réservoir
annexe. La comparaison entre les températures
données par le thermomètre sec et le thermomètre
mouillé permet de calculer le point de rosée ainsi
que l’humidité relative.
Il existe bien entendu plusieurs autres types
de thermomètre, dont le thermomètre de Galilée,
superbe objet employé à des tins décoratives autant
que pratiques chez les particuliers. Il s'agit d’un
cylindre de verre scellé contenant un liquide
transparent dans lequel sont suspendus un certain
nombre de poids - qui souvent contiennent euxmêmes un liquide coloré, ce qui ajoute à l'attrait
esthétique de l’instrument. En changeant de
température, le liquide change de densité, de sorte
que les poids en suspension s'élèvent ou retomlxmt.
Ils se stabilisent dans la position à laquelle leur
densité est égale à celle du liquide environnant.
Si la différence qui sépare les poids est a la fois
minime et mesurable, et si on les agence de telle
sorte que le moins dense est au sommet et le plus
dense à la base, il est possible d’obtenir une échelle
de températures. En règle générale, chaque poids
comporte un disque métallique grave sur lequel
on peut lire la température.
Ci-contre (à gauche) : deux
thermomètre servant à
mesurer la température
de l'air Ils comportent une
colonne de verre évidée
avec à la base un bulbe
contenant du mercure ou
de l’alcool teinté de bleu
ou de rouge. Le mercure
ou l'alcool se dilate à
mesure que la température
de l'air s’accroît, de sorte
qu’il monte dans la colonne
- on peut alors line la
température au moyen
de l’échelle graduée.
Page ci-contre : toutes
les trois heures, les
météorologues de cette
station météorologique
implantée en Laponie
finnoise relèvent les
données fournies par
une rangée d'abris
Stevenson.
G-contre : un thermomètre
« maxi-mini », employé pour
relever les maxima et minima
de la température de l'air;
comporte deux colonnes
reliées à la base par un coude
contenant du mercure. La
colonne de gauche (minimum)
conduit à un réservoir d'alcool.
Lorsque la température
s'accroît l'alcool se dilate,
poussant le côté gauche du
mercure vers le bas et le
côté droit vers le haut Quand
la température baisse, l’alcool
se contracte, ce qui permet
le retour du mercure. Des
petits marqueurs intégrés
dans chaque colonne
enregistrent les limites de
ces déplacements.
211
Précédent

- 219/330

Suivant