PLANÈTE MÉTÉO
Le XXe siècle
Au début du w siècle se dessina une transformation
des méthodes des prév isionnistes. 1. un des pionniers
de l’utilisation des techniques mathématiques fut
Lewis Fry Richardson, qui s’appuyait sur des équations
différentielles. Cette méthode s’utilise encore de nos
jours, au moyen d’ordinateurs dont Fry ne disposait
évidemment pas. Lorsqu’il publia son Weather
Prediction by \umerica! Process, en 1922 (après la
publication de la théorie des fronts météorologiques
et de la cydogénèse des latitudes moyennes par les
Norvégiens Vilhelm et Jacob Bjerknes), il envisageait
d accélérer le processus de prévision en recourant à
des messagers motorisés pour transférer l’information
entre les sites de calcul. 11 s’intéressa aux turbulences
atmosphériques - le nombre de Richardson, paramètre
sans dimension utilisé dans la théorie de la turbulence.
Vilhelm Bjerknes (1862-1951) avait dès 1904
avancé que l'atmosphère obéissait à un ensemble de
variables qui pouvaient être reliées sous forme
d'équations. Richardson voulut montrer que l’on
pouvait fonder les prévisions météorologiques sur le
calcul. Selon lui. il fallait pour cela disposer d’une
abondance de données relevées au sol et en altitude
sur l'ensemble de la planète.
Ci-dessus : images météo de l’Europe prises par satellite dans le
cadre du programme TIROS ( 1960-1966), qui, pour surveiller les
formations nuageuses, faisait appel à des caméras de télévision
ainsi qu’aux satellites Nimbus ( 1964-1978), premiers d’une longue
série de satellites météorologiques. Les engins modernes sont
capables de collecter des données plus nombreuses et variées
que ne le faisaient ces anciens satellites météo.
Les premières années du xx* siècle virent aussi
les balbutiements des calculateurs électroniques,
dont les héritiers informatiques servent aujourd’hui
aux prévisions. Dans les années 1930, on entreprit
de se servir d’avions pour réaliser des observations
dans les hauteurs de l’atmosphère, ce qui constitua
une avancée dans le domaine des prévisions dans la
mesure où les pressions, les vents et les températures
d’altitude influent fortement sur les conditions météo
au niveau du sol. Autres moyens de mesurer les
conditions dans la haute atmosphère, les radiosondes
et autres ballons-sondes virent le jour durant la même
période, pour connaître une rapide expansion dans
les années 1940. Le radar, inventé pendant la Seconde
Guerre mondiale par les Britanniques pour traquer
les avions ennemis (lors de la bataille d’Angleterre
de 1940, tout d’abord), est utilisé aujourd’hui pour
surveiller l'approche des averses de pluie ; aux EtatsUnis, on l’emploie pour traquer les ouragans.
196
Le XXe siècle
Au début du w siècle se dessina une transformation
des méthodes des prév isionnistes. 1. un des pionniers
de l’utilisation des techniques mathématiques fut
Lewis Fry Richardson, qui s’appuyait sur des équations
différentielles. Cette méthode s’utilise encore de nos
jours, au moyen d’ordinateurs dont Fry ne disposait
évidemment pas. Lorsqu’il publia son Weather
Prediction by \umerica! Process, en 1922 (après la
publication de la théorie des fronts météorologiques
et de la cydogénèse des latitudes moyennes par les
Norvégiens Vilhelm et Jacob Bjerknes), il envisageait
d accélérer le processus de prévision en recourant à
des messagers motorisés pour transférer l’information
entre les sites de calcul. 11 s’intéressa aux turbulences
atmosphériques - le nombre de Richardson, paramètre
sans dimension utilisé dans la théorie de la turbulence.
Vilhelm Bjerknes (1862-1951) avait dès 1904
avancé que l'atmosphère obéissait à un ensemble de
variables qui pouvaient être reliées sous forme
d'équations. Richardson voulut montrer que l’on
pouvait fonder les prévisions météorologiques sur le
calcul. Selon lui. il fallait pour cela disposer d’une
abondance de données relevées au sol et en altitude
sur l'ensemble de la planète.
Ci-dessus : images météo de l’Europe prises par satellite dans le
cadre du programme TIROS ( 1960-1966), qui, pour surveiller les
formations nuageuses, faisait appel à des caméras de télévision
ainsi qu’aux satellites Nimbus ( 1964-1978), premiers d’une longue
série de satellites météorologiques. Les engins modernes sont
capables de collecter des données plus nombreuses et variées
que ne le faisaient ces anciens satellites météo.
Les premières années du xx* siècle virent aussi
les balbutiements des calculateurs électroniques,
dont les héritiers informatiques servent aujourd’hui
aux prévisions. Dans les années 1930, on entreprit
de se servir d’avions pour réaliser des observations
dans les hauteurs de l’atmosphère, ce qui constitua
une avancée dans le domaine des prévisions dans la
mesure où les pressions, les vents et les températures
d’altitude influent fortement sur les conditions météo
au niveau du sol. Autres moyens de mesurer les
conditions dans la haute atmosphère, les radiosondes
et autres ballons-sondes virent le jour durant la même
période, pour connaître une rapide expansion dans
les années 1940. Le radar, inventé pendant la Seconde
Guerre mondiale par les Britanniques pour traquer
les avions ennemis (lors de la bataille d’Angleterre
de 1940, tout d’abord), est utilisé aujourd’hui pour
surveiller l'approche des averses de pluie ; aux EtatsUnis, on l’emploie pour traquer les ouragans.
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