Ci-contre : l’acacia qui croît dans les déserts d’Afrique s’est doté
de moyens de subsister sous les climats chauds et secs. Sous
l’effet de l'évolution, ses feuilles se sont muées en de minuscules
et nombreuses folioles qui s'orientent afin d’absorber le
maximum de lumière ou de l’éviter pour réduire la transpiration.
Ci-dessous : dunes du désert du Namib, à Sossusvlei, en Namibie.
Le désert du Namib connaît très peu de précipitations (moins
de 10 mm par an), hormis lors de rares orages. La seule autre
source d'humidité est la brume ou le brouillard d'advection.
L’aridité de cette région est due à l'apport d'un air sec refroidi
par le courant froid de Benguela circulant au long des côtes
de Namibie.
Climat aride
Les régions désertiques et semi-désertiques chaudes
occupent un cinquième des terres émergées. Les
déserts sont des étendues sèches et dénudées recevant
des précipitations annuelles inférieures à 250 mm.
La gamme des températures y est étendue. Dans la
journée, il peut faire plus de 50 °C mais l’air très sec
retient peu la chaleur : dès que le soleil se couche,
le désert se refroidit vite ; de plus, les cieux sans
nuages favorisent l'évacuation nocturne de la chaleur.
La formation des déserts s’effectue de différentes
façon, mais elle intervient toujours sous l’effet d'un
manque d'eau. Les paysages désertiques présentent
fréquemment des surfaces sableuses et rocheuses.
On distingue trois types principaux : les déserts
sableux (ergs), les déserts rocheux (hamadas) et les
déserts pierreux (regs). Les déserts recèlent parfois
des gisements minéraux de valeur, constitués dans
cet environnement aride ou exposés par l’érosion.
De par la sécheresse qui y règne, les déserts se prêtent
idéalement à la conservation des fossiles et des objets
façonnés par la main de l’homme.
Les déserts ont la réputation de ne pas permettre
la vie, quand en fait ils abritent souvent une faune
très diversifiée ; nombre de leurs occupants demeurent
cachés dans la journée afin de maîtriser la température
de leur organisme et de limiter leurs besoins en eau.
Les - rares - averses ont pour effet de déclencher le
cycle biologique d’insectes en dormance tels que les
locustes, dont les œufs demeurent parfois des années
durant enfouis dans le sable sec.
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