PLANÈTE MÉTÉO
Les tempêtes de poussière
Les tempêtes de poussière ou de sable se produisent
souvent dans les régions arides ou semi-arides de la
planète. Lorsque le sol est chauffé par un rayonnement
solaire intense, un phénomène de convection
intervient : l'air s'élève, créant ainsi une zone de basse
pression ; il est remplacé par un air plus frais venant
d'une zone de pression plus élevée (vent).
Le vent a parfois assez de force pour déplacer des
dunes de sable dans des régions désertiques. Il cause
alors aux hommes des problèmes de déplacement, du
fait de la dégradation de la visibilité et du tracé modifié
des pistes. Le vent peut emporter loin la couche
superficielle du sol. Ces tempêtes déplacent parfois
des matières sur des milliers de kilomètres. L’arrivée
d'une telle tempête se présente parfois comme
l'approche d'une sorte de mur solide s’élevant sur
1 5(X> m de hauteur.
En novembre 1991. une tempête de poussière
se forma en Californie au-dessus de l’autoroute
Interstate 5, entraînant des particules à des vitesses
de plus de 120 km/h et réduisant la visibilité à moins
de 3 m. Les accidents en chaîne qui en résultèrent,
impliquant 164 voitures, firent 17 morts et 151 blessés.
Le simoun, vent local fréquent dans la région de
Khartoum, au Soudan, est en grande partie responsable
des poussières présentes dans l’atmosphère au-dessus
de l’Europe mais aussi sur le fond des mers à des
milliers de kilomètres de leur point d’origine.
Outre les dangers qu’elles causent, les tempêtes
de poussière posent des problèmes aux agriculteurs.
La sécheresse et le vent contribuent à ces problèmes.
Dans les années 1930, les États du Midwest américain
furent frappés par le phénomène des trombes de
poussière, qui arrachèrent le sol ici pour le redéposer
là, sur des dizaines de mètres d’épaisseur parfois.
Ces tempêtes furent qualifiées de « blizzards noirs » :
la poussière et le sable restaient parfois en suspension
dans l'air en telle quantité que le soleil restait invisible
plusieurs jours. Une profonde crise économique
contraignit les paysans à quitter leurs terres.
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