Blizzards et verglas
Les tempêtes hivernales créent des conditions de vie
difficiles. En 1993, une tempête déchaîna des chutes
de neige sous forme de blizzard qui touchèrent la
moitié de la population des États-Unis ainsi que des
régions du sud du Canada et jusqu’à certaines contrées
du Mexique : il y eut 270 morts et 48 disparus en mer.
La neige s'accumula jusqu'à 4,5 m de hauteur et il y
eut par endroits jusqu'à 15 m de chutes totales (soit
autant de neige qu'il en tombe sur l'Alabama en un
hiver). On évoqua la • tempête du siècle ».
Il existe différentes définitions du blizzard. Selon
la plus courante, la visibilité doit être réduite à 400 m
pendant t heures consécutives, les précipitations
comprenant de la neige ou de la glace et la vitesse des
vents étant d'au moins 56 km h (force 7 sur l’échelle
de Beaufort). Les blizzards se produisent sous l’effet
de cyclones polaires ; dans leur version extrême.
c’est le • jour blanc », également appelé « voile blanc »
ou • blanc dehors » : les rabattants apportent la neige
de telle sorte qu’il est pratiquement impossible de faire
la distinction entre terre et ciel.
La pire tempête de verglas qui ait affecté la région
des Grands Lacs, en Amérique du Nord, s’est produite
début janvier 1998. Le côté canadien de la frontière
connut 80 heures de pluie verglaçante, deux fois plus
que la moyenne annuelle. Ce phénomène fit 28 morts
(d’hypothermie principalement) et 945 blessés ;
4 millions de foyers furent privés d’électricité, ce qui
contraignit 600 000 personnes (en Ontario, au Québec
et au Nouveau-Brunswick) à quitter leur domicile. Les
dégâts subis par l'environnement furent de grande
ampleur : des millions d'arbres périrent à cause du
froid et de la glace. Les demandes d’indemnisation
formulées auprès des assurances dépassèrent le
milliard de dollars, et l'on estime à 5,5 milliards de
dollars le coût final de cette tempête.
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