Régions tropicales
Les climats tropicaux se rencontrent dans des régions
proches de l’équateur, lx>rdées au nord comme au sud
par des contrées subtropicales. Les régions tropicales
connaissent un fort ensoleillement, des températures
élevées et des précipitations abondantes, favorisant
l’épanouissement de forêts pluviales peuplées d’une
faune diversifiée. Les conditions dans les régions
subtropicales sont comparables, mais les précipitations
y sont plus saisonnières, ce qui conduit à l'installation
de forêts de mousson. La croissance des végétaux
y est souvent limitée par une saison de pousse plus
brève, les arbres perdent leurs feuilles à la saison
sèche et les animaux migrent vers les points d’eau.
Dans les forêts pluviales, où les précipitations
dépassent souvent 2 500 mm par an (ce qui « lessive »
les sols, leur ôtant leurs éléments nutritifs), la végétation
se répartit en couches distinctes (stratification verticale),
de l’étage inférieur de la forêt (011 les arbres ont
souvent des racines contreforts étalées pour optimiser
la collecte de nutriments et où le manque de lumière
empêche l’implantation de sous-bois fournis) jusqu'à
la canopée (où la végétation se fait plus dense, avec
des essences épiphytes variées, telles que des lianes,
qui croissent sur les arbres et tirent leurs nutriments
et leur humidité de l’air). Les feuilles des arbres du
sous-étage ont tendance à être plus larges que dans
la canopée, ce afin de capter au maximum la lumière ;
de par leur forme, elles jouent souvent le rôle de
gouttières, laissant l’eau s’écouler à leur surface.
La chaleur et l’humidité régnant dans ces milieux
sont idéales pour beaucoup d’invertébrés, reptiles et
batraciens : certaines grenouilles, par exemple, pondent
leurs œufs dans des poches d’eau retenues par des
feuilles. La végétation procure aussi de la nourriture et
un refuge à de nombreux oiseaux et mammifères, qui
pour la plupart se nourrissent de fruits et contribuent
ainsi à disséminer les graines - cependant que divers
oiseaux et insectes assurent la pollinisation des fleurs.
Les mammifères transpirent, halètent et parfois se
retirent dans l’eau ou dans des terriers afin d'éviter
l’hyperthermie.
Ci-contre : certaines grenouilles d’Amérique centrale et du Sud
se sont adaptées à l’absence de mares pérennes en supprimant
la phase « têtard » dans leur cycle biologique. Les œufs sont
pondus sur terre, et de petites grenouilles développées en éclosent
115
Les climats tropicaux se rencontrent dans des régions
proches de l’équateur, lx>rdées au nord comme au sud
par des contrées subtropicales. Les régions tropicales
connaissent un fort ensoleillement, des températures
élevées et des précipitations abondantes, favorisant
l’épanouissement de forêts pluviales peuplées d’une
faune diversifiée. Les conditions dans les régions
subtropicales sont comparables, mais les précipitations
y sont plus saisonnières, ce qui conduit à l'installation
de forêts de mousson. La croissance des végétaux
y est souvent limitée par une saison de pousse plus
brève, les arbres perdent leurs feuilles à la saison
sèche et les animaux migrent vers les points d’eau.
Dans les forêts pluviales, où les précipitations
dépassent souvent 2 500 mm par an (ce qui « lessive »
les sols, leur ôtant leurs éléments nutritifs), la végétation
se répartit en couches distinctes (stratification verticale),
de l’étage inférieur de la forêt (011 les arbres ont
souvent des racines contreforts étalées pour optimiser
la collecte de nutriments et où le manque de lumière
empêche l’implantation de sous-bois fournis) jusqu'à
la canopée (où la végétation se fait plus dense, avec
des essences épiphytes variées, telles que des lianes,
qui croissent sur les arbres et tirent leurs nutriments
et leur humidité de l’air). Les feuilles des arbres du
sous-étage ont tendance à être plus larges que dans
la canopée, ce afin de capter au maximum la lumière ;
de par leur forme, elles jouent souvent le rôle de
gouttières, laissant l’eau s’écouler à leur surface.
La chaleur et l’humidité régnant dans ces milieux
sont idéales pour beaucoup d’invertébrés, reptiles et
batraciens : certaines grenouilles, par exemple, pondent
leurs œufs dans des poches d’eau retenues par des
feuilles. La végétation procure aussi de la nourriture et
un refuge à de nombreux oiseaux et mammifères, qui
pour la plupart se nourrissent de fruits et contribuent
ainsi à disséminer les graines - cependant que divers
oiseaux et insectes assurent la pollinisation des fleurs.
Les mammifères transpirent, halètent et parfois se
retirent dans l’eau ou dans des terriers afin d'éviter
l’hyperthermie.
Ci-contre : certaines grenouilles d’Amérique centrale et du Sud
se sont adaptées à l’absence de mares pérennes en supprimant
la phase « têtard » dans leur cycle biologique. Les œufs sont
pondus sur terre, et de petites grenouilles développées en éclosent
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