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Microbiologie pratique pour le laboratoire d’analyses ou de contrôle sanitaire
2.1.10. Genre Yersinia (onze espèces)
Les Yersinia comprennent trois espèces principales pour l’homme :
-Yersinia pestis ou bacille de Yersin, petits coccobacilles (0,6x 1,5pm),
agent de la peste animale, maladie des rongeurs (rats...) et de la peste humaine
(cf. infra, paragraphe 8.2.3).
Cette maladie véhiculée par les rats, transmise à l’homme par des piqûres de
puces, provenant de rongeurs infectés, est aussi transmissible entre individus par
la puce de l'homme ; elle correspond à la forme bubonique qui peut évoluer vers
une forme septicémique mortelle en moins de 36 heures. La forme pulmonaire,
transmise par voie aérienne par les expectorations, est mortelle en 3 jours ; cette
dernière peut être secondaire à une septicémie.
- Yersinia enterocolitica subsp. enterocolitica, bactérie ubiquitaire (sol, eau,
animaux), responsable de gastro-entérites aiguës et de syndromes pseudo-appendiculaires chez les enfants ;
La source de contagion humaine est le plus souvent alimentaire, mais elle est
aussi favorisée par l’existence de porteurs sains.
- Yersinia pseudotuberculosis ou bacille de Mallassez et Vignal, présent chez
différentes espèces animales, pouvant occasionnellement contaminer l’homme
(par ingestion d'eaux ou d’aliments souillés), agent de la « yersiniose » (manifestations digestives).
2.1.11. Genre Erwiniae (onze espèces)
Ce sont des entérobactéries associées aux plantes, dont certaines espèces sont
phytopathogènes.
2.2.
Entérobactéries rares ou récemment décrites
En plus des entérobactéries courantes (genres précédents), 18 autres genres
d entérobactéries rares ou récemment décrits sont connus (cf. tableau 88),
mais ils sont moins fréquemment isolés que les premiers. Ils ne sont généralement pas spontanément pathogènes pour l’homme, les animaux ou les
végétaux ; ils peuvent se comporter dans quelques cas comme des bactéries
pathogènes opportunistes.
Pour les présenter. Joly et Reynaud (2003) ont retenu le regroupement adopté
par Monnet et Freney en 2000. Il est fondé sur deux caractères biochimiques
essentiels :
la dégradation du lactose détectée par le test ONPG (cf. première partie, chapitre 5 « Milieux de culture et tests biochimiques pour l’identification bactérienne. paragraphe 2.23.2.) ;
la production d'acétoïne par le test VP (cf. première partie, chapitre 5
Milieux de culture et tests biochimiques pour l’identification bactérienne ».
paragraphe 2.4).
Microbiologie pratique pour le laboratoire d’analyses ou de contrôle sanitaire
2.1.10. Genre Yersinia (onze espèces)
Les Yersinia comprennent trois espèces principales pour l’homme :
-Yersinia pestis ou bacille de Yersin, petits coccobacilles (0,6x 1,5pm),
agent de la peste animale, maladie des rongeurs (rats...) et de la peste humaine
(cf. infra, paragraphe 8.2.3).
Cette maladie véhiculée par les rats, transmise à l’homme par des piqûres de
puces, provenant de rongeurs infectés, est aussi transmissible entre individus par
la puce de l'homme ; elle correspond à la forme bubonique qui peut évoluer vers
une forme septicémique mortelle en moins de 36 heures. La forme pulmonaire,
transmise par voie aérienne par les expectorations, est mortelle en 3 jours ; cette
dernière peut être secondaire à une septicémie.
- Yersinia enterocolitica subsp. enterocolitica, bactérie ubiquitaire (sol, eau,
animaux), responsable de gastro-entérites aiguës et de syndromes pseudo-appendiculaires chez les enfants ;
La source de contagion humaine est le plus souvent alimentaire, mais elle est
aussi favorisée par l’existence de porteurs sains.
- Yersinia pseudotuberculosis ou bacille de Mallassez et Vignal, présent chez
différentes espèces animales, pouvant occasionnellement contaminer l’homme
(par ingestion d'eaux ou d’aliments souillés), agent de la « yersiniose » (manifestations digestives).
2.1.11. Genre Erwiniae (onze espèces)
Ce sont des entérobactéries associées aux plantes, dont certaines espèces sont
phytopathogènes.
2.2.
Entérobactéries rares ou récemment décrites
En plus des entérobactéries courantes (genres précédents), 18 autres genres
d entérobactéries rares ou récemment décrits sont connus (cf. tableau 88),
mais ils sont moins fréquemment isolés que les premiers. Ils ne sont généralement pas spontanément pathogènes pour l’homme, les animaux ou les
végétaux ; ils peuvent se comporter dans quelques cas comme des bactéries
pathogènes opportunistes.
Pour les présenter. Joly et Reynaud (2003) ont retenu le regroupement adopté
par Monnet et Freney en 2000. Il est fondé sur deux caractères biochimiques
essentiels :
la dégradation du lactose détectée par le test ONPG (cf. première partie, chapitre 5 « Milieux de culture et tests biochimiques pour l’identification bactérienne. paragraphe 2.23.2.) ;
la production d'acétoïne par le test VP (cf. première partie, chapitre 5
Milieux de culture et tests biochimiques pour l’identification bactérienne ».
paragraphe 2.4).
