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Microbiologie pratique pour le laboratoire d’analyses ou de contrôle sanitaire
2.1.
Groupes physiologiques
Les Clostridia peuvent être classées en quatre groupes physiologiques qui
interviennent dans de nombreuses fermentations industrielles. Ils comportent
(Larpent, 2000) :
- plus de 60 espèces saccharolytiques dont Clostridium botulinum E,
Cl. difficile, Cl.fallax, Cl.novyiA, Cl. septicum, Cl. thermobutyricim,
Cl. thermocellum, Cl. thermolacticum... ;
- des espèces protéolytiques dont Clostridium histolyticum, Cl. tetani..:,
- des espèces protéolytiques et saccharolytiques dont Clostridium bifermentans, Clostridium botulinum A, B, C, D et F, Cl. novyi B et C, Cl. perfringens,
Cl. sordellii. Cl. sporogenes... ;
-
des espèces spécialisées.
Parmi ces espèces, certaines sont pathogènes pour l’homme ou pour les animaux,
d'autres forment le groupe des Clostridia sulfitoréducteurs (cf. infra, paragraphe 2.3.).
Toutes ces espèces sont classées dans la famille des Clostridiaceae de la classification phylogénétique (Bergey’s Manual, 2004).
2.2.
Espèces pathogènes
Les Clostridia sont des bactéries anaérobies strictes de la flore exogène, d'origine tellurique, qui conservent toute leur vitalité dans les sols grâce à leurs spores
résistantes ; certaines espèces sont parfois commensales de l’intestin de l’homme
et des animaux. Des espèces produisant des toxines sont des bactéries pathogènes
spécifiques (BPS) engendrant des maladies spécifiques redoutables pour
l'homme et pour les animaux.
C f. infra, paragraphe 3 pour les caractères principaux des Clostridia.
2.2.1. Clostridium botulinum
C lostridium botulinum, est une bactérie saprophyte des sols, des eaux et des
sédiments aquatiques (eaux douces et marines), dont la spore thermorésistance
peut transiter par le tube digestif des animaux (le porc est porteur sain de
Cl. botulinum de type B). Par les matières fécales, la spore se retrouve dans les
sols et des aliments tels que fruits et légumes pour l’homme ou fourrage pour les :
animaux, qui sont ainsi contaminés.
Les poissons peuvent aussi se contaminer au niveau de sédiments ainsi que les
oiseaux au niveau de décharges de déchets terrestres ou de boues lacustres ; animaux. poissons et oiseaux pourront alors contracter le botulisme animal
(cf. infra, paragraphe 6.1.2.).
L homme peut sc contaminer en consommant des conserves ou des semiconsen es d aliments, souvent d'origine artisanale ou familiale mal préparées ou
sien isees (jambon de porc, fruits et légumes, poissons). Dans certaines conditions physicochimiques, la spore présente dans l’aliment peut produire un bacille
qi i a se mu tiplier et élaborer une exotoxine protéique très nocive (neurotoxine).
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