Les dunes littorales
93
recourir au reprofilage mécanique d’une avant-dune dont le versant au vent est trop
abrupt parce que, la plage étant en recul, la dune est attaquée en falaise par la mer.
En effet, les travaux d’Y. Thomas (1975) ont montré que, lorsque le vent marin
aborde un bourrelet littoral à pente douce, sa vitesse diminue d’environ un tiers
entre le haut de l’estran et le sommet du bourrelet. Au contraire, si le versant est
escarpé, sa vitesse est doublée (fig. 38). Dans ce dernier cas, on conçoit que des
brèches puissent s’ouvrir qui, en se multipliant et en s’élargissant, tronçonnent
l’avant-dune et la menacent de disparition. Un reprofilage mécanique peut donc
être nécessaire dans certains cas. En revanche, les enrochements que l’on place
parfois à sa base pour la protéger de l’érosion par les vagues doivent être
condamnés. Ils accentuent l’agitation de l’eau des vagues qui ont déferlé, donc
activent le démaigrissement de la plage et, par là même, aggravent à terme la
menace qui pèse sur l’existence de l’avant-dune. A cela il convient d’ajouter qu’ils
s’opposent aux échanges sédimentaires nécessaires entre la dune et la plage.
Fig. 38. — Variations de la vitesse du vent sur une plage et sur son avant-dune
(d’après Y. Thomas, 1975).
Les flèches indiquent la direction du vent et les chiffres la vitesse du vent, en prenant 1 indice
100 pour la vitesse sur le bas de plage.
A : dune non attaquée en falaise. B : dune attaquée en falaise.
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recourir au reprofilage mécanique d’une avant-dune dont le versant au vent est trop
abrupt parce que, la plage étant en recul, la dune est attaquée en falaise par la mer.
En effet, les travaux d’Y. Thomas (1975) ont montré que, lorsque le vent marin
aborde un bourrelet littoral à pente douce, sa vitesse diminue d’environ un tiers
entre le haut de l’estran et le sommet du bourrelet. Au contraire, si le versant est
escarpé, sa vitesse est doublée (fig. 38). Dans ce dernier cas, on conçoit que des
brèches puissent s’ouvrir qui, en se multipliant et en s’élargissant, tronçonnent
l’avant-dune et la menacent de disparition. Un reprofilage mécanique peut donc
être nécessaire dans certains cas. En revanche, les enrochements que l’on place
parfois à sa base pour la protéger de l’érosion par les vagues doivent être
condamnés. Ils accentuent l’agitation de l’eau des vagues qui ont déferlé, donc
activent le démaigrissement de la plage et, par là même, aggravent à terme la
menace qui pèse sur l’existence de l’avant-dune. A cela il convient d’ajouter qu’ils
s’opposent aux échanges sédimentaires nécessaires entre la dune et la plage.
Fig. 38. — Variations de la vitesse du vent sur une plage et sur son avant-dune
(d’après Y. Thomas, 1975).
Les flèches indiquent la direction du vent et les chiffres la vitesse du vent, en prenant 1 indice
100 pour la vitesse sur le bas de plage.
A : dune non attaquée en falaise. B : dune attaquée en falaise.
