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Les littoraux
Elles peuvent dériver de dunes paraboliques qui ont perdu leur front par étirement,
comme conséquence d’une alimentation en sable insuffisante.
3. Exemples de systèmes de dunes littorales
Les grandes accumulations éoliennes littorales regroupent souvent des dunes de
différents types. On décrira ici trois cas concrets de telles associations, pris dans
des milieux climatiques variés : tempéré, méditerranéen, tropical sec.
Le système dunaire aquitain
Le long de la côte d’Aquitaine, trois générations de dunes littorales se juxtaposent
de façon assez simple sur 230 km de long et sur une largeur rarement inférieure à 3 km,
mais beaucoup plus souvent de l’ordre de 6 à 7 km et pouvant même frôler la d aine
de kilomètres vers le Sud. Au total, elles couvrent environ 130 000 ha (Barrère, 1992).
En partant du rivage, on rencontre d’abord un bourrelet sableux de 10 à 15 m de
haut et de 150 à 200 m de large. Il s’agit d’une construction artificielle due à
l’Homme. Sur ce littoral caractérisé par un recul généralisé et rapide sous l’effet de
l’érosion marine, affecté aussi par des vents marins forts et fréquents, il n’existait
pas de véritable avant-dune à l’état naturel. Le sable n’était pas retenu à l’arrière de
l’estran et il s’avançait vers l’intérieur des terres, menaçant sur sa bordure océanique la forêt de pins maritimes implantée au cours du XIXe siècle. C’est pourquoi
il fut alors décidé de créer un cordon dunaire, en fait un obstacle protecteur des
boisements, par la mise en place de palissades de planches destinées à freiner le
vent et par la plantation d’oyats dans le but de fixer le sable. Il exige, pour son
maintien en l’état, une vigilance constante. En effet, il est érodé du côté de la mer
par les vagues de tempête et il a tendance à migrer vers l’est, comme le montre, du
côté interne, l’abrupt d’envahissement vif au contact de la lette ou lède, dépression
allongée, souvent humide, couverte par une pelouse.
Viennent ensuite de grands cordons dunaires, d’orientation nord-sud, de forme
barkhanoïde, qui constituent ce qu’il est convenu d’appeler les dunes modernes et
qui peuvent atteindre une hauteur de 70 m. Ils ont probablement commencé à se
former avant le début de l’ère chrétienne, en liaison avec l’érosion rapide de la côte
au détriment de la génération de dunes immédiatement antérieure. Ils sont responsables du barrage des étangs qui s’égrènent sur la côte d’Aquitaine. Ce sont ces
dunes, dont des déplacements spectaculaires sont attestés à l’époque historique,
qui ont été artificiellement fixées au cours du XIXe siècle par la forêt de pins dont
on vient de parler.
On trouve enfin un ensemble de dunes paraboliques, qualifiées de dunes anciennes,
qui témoignent du déplacement et de l’accumulation par le vent d’énormes masses de
sable, pendant une période qui doit se situer vers 8 000-6 000 B.P., c’est-à-dire lorsque
la transgression postglaciaire allait s’achever. Ces dunes, dont les formes paraboliques
se discernent encore bien sur les photographies aériennes, sont couvertes par une forêt
naturelle de feuillus et de conifères sous laquelle les sables ont été légèrement altérés
dans leur masse et un sol humifère a eu le temps de se développer.
► Les champs de dunes du Chili centre-nord
Plusieurs champs de dunes étendus existent sur la côte du Chili central, là où le
climat méditerranéen se dégrade vers le nord par accentuation de l’aridité (31-33°).
Des cours d’eau à écoulement permanent apportent à la mer de grandes masses de
Les littoraux
Elles peuvent dériver de dunes paraboliques qui ont perdu leur front par étirement,
comme conséquence d’une alimentation en sable insuffisante.
3. Exemples de systèmes de dunes littorales
Les grandes accumulations éoliennes littorales regroupent souvent des dunes de
différents types. On décrira ici trois cas concrets de telles associations, pris dans
des milieux climatiques variés : tempéré, méditerranéen, tropical sec.
Le système dunaire aquitain
Le long de la côte d’Aquitaine, trois générations de dunes littorales se juxtaposent
de façon assez simple sur 230 km de long et sur une largeur rarement inférieure à 3 km,
mais beaucoup plus souvent de l’ordre de 6 à 7 km et pouvant même frôler la d aine
de kilomètres vers le Sud. Au total, elles couvrent environ 130 000 ha (Barrère, 1992).
En partant du rivage, on rencontre d’abord un bourrelet sableux de 10 à 15 m de
haut et de 150 à 200 m de large. Il s’agit d’une construction artificielle due à
l’Homme. Sur ce littoral caractérisé par un recul généralisé et rapide sous l’effet de
l’érosion marine, affecté aussi par des vents marins forts et fréquents, il n’existait
pas de véritable avant-dune à l’état naturel. Le sable n’était pas retenu à l’arrière de
l’estran et il s’avançait vers l’intérieur des terres, menaçant sur sa bordure océanique la forêt de pins maritimes implantée au cours du XIXe siècle. C’est pourquoi
il fut alors décidé de créer un cordon dunaire, en fait un obstacle protecteur des
boisements, par la mise en place de palissades de planches destinées à freiner le
vent et par la plantation d’oyats dans le but de fixer le sable. Il exige, pour son
maintien en l’état, une vigilance constante. En effet, il est érodé du côté de la mer
par les vagues de tempête et il a tendance à migrer vers l’est, comme le montre, du
côté interne, l’abrupt d’envahissement vif au contact de la lette ou lède, dépression
allongée, souvent humide, couverte par une pelouse.
Viennent ensuite de grands cordons dunaires, d’orientation nord-sud, de forme
barkhanoïde, qui constituent ce qu’il est convenu d’appeler les dunes modernes et
qui peuvent atteindre une hauteur de 70 m. Ils ont probablement commencé à se
former avant le début de l’ère chrétienne, en liaison avec l’érosion rapide de la côte
au détriment de la génération de dunes immédiatement antérieure. Ils sont responsables du barrage des étangs qui s’égrènent sur la côte d’Aquitaine. Ce sont ces
dunes, dont des déplacements spectaculaires sont attestés à l’époque historique,
qui ont été artificiellement fixées au cours du XIXe siècle par la forêt de pins dont
on vient de parler.
On trouve enfin un ensemble de dunes paraboliques, qualifiées de dunes anciennes,
qui témoignent du déplacement et de l’accumulation par le vent d’énormes masses de
sable, pendant une période qui doit se situer vers 8 000-6 000 B.P., c’est-à-dire lorsque
la transgression postglaciaire allait s’achever. Ces dunes, dont les formes paraboliques
se discernent encore bien sur les photographies aériennes, sont couvertes par une forêt
naturelle de feuillus et de conifères sous laquelle les sables ont été légèrement altérés
dans leur masse et un sol humifère a eu le temps de se développer.
► Les champs de dunes du Chili centre-nord
Plusieurs champs de dunes étendus existent sur la côte du Chili central, là où le
climat méditerranéen se dégrade vers le nord par accentuation de l’aridité (31-33°).
Des cours d’eau à écoulement permanent apportent à la mer de grandes masses de
