4. Les dunes littorales
On trouve parfois le long des littoraux des formes d’accumulation d’origine
éolienne qui rappellent celles que l’on rencontre dans les régions arides. Ce sont
des dunes qui, dans certains cas, peuvent s’avancer loin vers l’intérieur des terres.
A. La formation des dunes littorales
En général, les littoraux constituent des milieux favorables à la formation de
dunes. Les côtes sont habituellement ventées parce qu’aucun obstacle topographique
ne freine, jusqu’à ce qu’ils abordent la terre, les flux d’air qui arrivent du large. Là où
il y a des plages, les estrans sableux offrent leur surface dépourvue de végétation à la
déflation. A données anémométriques égales, plus l’estran est large et plus vite il
s’assèche entre deux hautes marées, plus le volume de grains mis en mouvement par
le vent est important. Les grands champs de dunes accompagnent presque toujours
les plages bien alimentées en sable. L’orientation du tracé du littoral et la topographie
de l’immédiat arrière-pays interviennent aussi dans la localisation des champs de
dunes. La situation est optimale lorsque la résultante des vents venant de la mer se
place perpendiculairement au rivage et lorsque des étendues planes constituent à
proximité un réceptacle pour les sables poussés depuis la côte.
© a r m a n d
c o l in .
L a
p h o to c o p ie n o n
a u to ris é e e s t u n
d é lit.
1. Le déplacement des sables par le vent
De nombreux auteurs se sont intéressés aux conditions de mise en mouvement et de
transport des sables par le vent sur les plages (Landsberg, 1956; Svasek et Terwindt,
1974; Thomas, 1975; Sherman et Hotta, 1990). La dynamique des sables éoliens a fait
l’objet d’un développement dans le chapitre 2 de ce livre. On se bornera à redire ici
qu’un vent doit avoir une vitesse minimale de 5 à 6 m.s-1 (degré 4 dans l’échelle de
Beaufort) pour pouvoir déplacer des grains secs de quartz d'un diamètre de 0.2 à
0,3 mm. Quant à la capacité de transport d’un vent, elle est proportionnelle au cube de
la vitesse de frottement du vent au sol. Les sables dont la cohésion dépend de leur
teneur en eau se déplacent surtout par saltation, le roulage n’intervenant que dans la
proportion du quart ou du cinquième dans l’évacuation des grains depuis les estrans.
2. Le dépôt des sables par le vent
En arrière de l’estran, une rugosité plus grande due à une topographie plus accidentée et à l'existence, en dehors des régions arides, d'un tapis végétal plus ou
moins dense diminue la vitesse du vent et explique l’accumulation du sable.
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