Photo 17. —Alimentation artificielle de la plage de Seaford, Susses, Angleterre.
Une drague, positionnée en mer à environ 1 000 m du rivage, aspire et refoule sur la plage, au
moyen d’une conduite immergée, des galets qui sont étalés par un bulldozer avant d’être remaniés par les vagues.
restaurer. Pour les grèves de galets, on a parfois recours à des carrières : les pierres
sont concassées à une dimension convenable, la mer se chargeant ensuite de leur
donner un émoussé satisfaisant. Plutôt que de répandre le matériel ainsi obtenu
directement sur les estrans, il est préférable de le rejeter à faible profondeur, à
l’amont de la dérive littorale qui les nourrit, pour que son dépôt se fasse de façon
aussi naturelle que possible. Lorsqu’il s’agit de sédiments de dragage, ceux-ci
peuvent être apportés à la côte par des conduites de refoulement flottantes ou
immergées (photo 17).
Quand des ouvrages portuaires interrompent la dérive littorale, provoquant
accumulation ici et érosion là, il est possible de rétablir le transit sédimentaire par
le système du by-pass. Une station de pompage, qui doit pouvoir résister aux
houles les plus fortes si elle est fixe, aspire le matériel à l’endroit où il est contraint
de se déposer et le dirige jusqu’au point choisi pour le remettre en circulation. Du
même coup est résolu le problème du colmatage de l’entrée des bassins.
L’alimentation artificielle des plages pose avant tout un problème de coût. On
estime qu’elle revient actuellement à environ 15 000 francs par mètre linéaire de
côte. Il convient aussi de tenir compte de dépenses récurrentes liées à des apports
périodiques de sédiments qui s’avèrent nécessaires pour compenser d’inévitables
pertes sur des plages qui étaient en état d’érosion. Aux Pays-Bas où le rechargement des plages relève aujourd’hui d’une pratique systématique, on estime que le
coût annuel moyen d’entretien d’un kilomètre de plage rechargée équivaut à celui
d’un kilomètre d’autoroute.
Une drague, positionnée en mer à environ 1 000 m du rivage, aspire et refoule sur la plage, au
moyen d’une conduite immergée, des galets qui sont étalés par un bulldozer avant d’être remaniés par les vagues.
restaurer. Pour les grèves de galets, on a parfois recours à des carrières : les pierres
sont concassées à une dimension convenable, la mer se chargeant ensuite de leur
donner un émoussé satisfaisant. Plutôt que de répandre le matériel ainsi obtenu
directement sur les estrans, il est préférable de le rejeter à faible profondeur, à
l’amont de la dérive littorale qui les nourrit, pour que son dépôt se fasse de façon
aussi naturelle que possible. Lorsqu’il s’agit de sédiments de dragage, ceux-ci
peuvent être apportés à la côte par des conduites de refoulement flottantes ou
immergées (photo 17).
Quand des ouvrages portuaires interrompent la dérive littorale, provoquant
accumulation ici et érosion là, il est possible de rétablir le transit sédimentaire par
le système du by-pass. Une station de pompage, qui doit pouvoir résister aux
houles les plus fortes si elle est fixe, aspire le matériel à l’endroit où il est contraint
de se déposer et le dirige jusqu’au point choisi pour le remettre en circulation. Du
même coup est résolu le problème du colmatage de l’entrée des bassins.
L’alimentation artificielle des plages pose avant tout un problème de coût. On
estime qu’elle revient actuellement à environ 15 000 francs par mètre linéaire de
côte. Il convient aussi de tenir compte de dépenses récurrentes liées à des apports
périodiques de sédiments qui s’avèrent nécessaires pour compenser d’inévitables
pertes sur des plages qui étaient en état d’érosion. Aux Pays-Bas où le rechargement des plages relève aujourd’hui d’une pratique systématique, on estime que le
coût annuel moyen d’entretien d’un kilomètre de plage rechargée équivaut à celui
d’un kilomètre d’autoroute.
