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Les littoraux
Fig. 30. — Effets d’une mise en place d’épis (d’après O.H. Pilkey et al., 1978).
A : les maisons 1 et 2, imprudemment construites sur l’emplacement de l’avant-dune (d), sont
menacées par les vagues de tempête, ce qui n’est pas le cas de celles (3 et 4) installées en
arrière de la dune.
B : afin de mettre à l’abri de la destruction les maisons en danger, on décide d’élargir la plage
(p) par l’implantation d’épis (e). Les épis freinent la dérive littorale (dl) et l’obligent à déposer
une partie de sa charge. Le résultat est un déficit en sédiments immédiatement à l’aval, d’où un
recul de la plage qui met à la portée des vagues les maisons jusque là hors de leur atteinte. Pour
les protéger, il faut alors construire des épis en face d’elles, épis qui en appelleront bientôt
d’autres à côté.
► Il existe d’autres ouvrages de défense qui, eux, sont parallèles à la ligne de
rivage. C’est le cas des murs de protection en maçonnerie ou en enrochement,
érigés à la limite supérieure du haut de plage, pour essayer de mettre à l’abri de
l’attaque frontale des vagues des constructions ou des voies de communication
aménagées trop près de la mer (fig. 31). À la vérité, lorsqu’ils sont correctement
conçus (un plan incliné qui dissipe l’énergie libérée par le déferlement est préférable à une paroi verticale qui accroit la turbulence de l’eau), solidement bâtis et
périodiquement entretenus pour éviter l’affouillement de leur base, ils sont capables d’assurer le rôle qui leur est assigné et ils prolongent l’existence des édifices
menacés (photo 15). Cependant, ils présentent de graves défauts. Sur une plage, ils
s’opposent aux échanges de sable, indispensables à son bon équilibre, entre
l’avant-dune et l’estran. Ils réduisent aussi sa largeur, ce qui a pour effet de
concentrer l’énergie du déferlement et de renforcer l’agitation de l’eau. Aussi accélèrent-ils l’érosion de la plage.
► Les brise-lames sont également des ouvrages longitudinaux par rapport au
tracé de la côte, mais, à la différence des murs de protection, ils se situent en avant
du rivage (photo 16). On préfère en général les brise-lames à profil trapézoïdal,
constitués par des accumulations de matériaux de grande taille, gros blocs de roche
dense ou pièces de béton du type des tétrapodes. Ils ont pour but de casser les
vagues avant qu’elles n’atteignent l’estran qui ne subit plus l’impact direct du
déferlement lors des tempêtes. Le long d’une plage, on peut mettre en place
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