Les plages
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E. L’origine des matériaux et le budget sédimentaire
des plages
Les sédiments qui alimentent les plages ont des origines diverses (fig. 19).
Certains viennent du domaine marin, mais ce ne sont pas les plus abondants.
L’érosion côtière ne fournit en général que peu de débris, sauf là où de hautes
falaises, taillées dans des roches tendres, reculent rapidement. Ces débris sont pris
en charge par la dérive littorale. De l’avant-côte arrivent parfois encore, remontés
par les vagues, des matériaux qui y avaient été accumulés par des agents continentaux (eau, glace, vent) alors que, pendant la dernière époque glaciaire, le niveau de
la mer était plus bas que celui d’aujourd’hui. Les fonds immergés proches sont
aussi la source d’éléments biodétritiques, particulièrement abondants dans les mers
tropicales : coquilles de mollusques, fragments d’oursins et d’algues calcaires
concassés par les vagues.
Cependant, le gros des matériaux rencontrés sur les plages est d’origine terrigène et, à cet égard, les apports des cours d’eau sont les plus substantiels (fig. 20).
Leur volume varie avec les domaines climatiques. Dans les régions froides, après
le dégel, les fleuves jettent à la mer une charge grossière considérable due à
l’agressivité de la gélifraction sur les versants rocheux. Là où la torrentialité est
forte, le débit solide qui arrive jusqu’à la côte est important. C’est le cas des
rivières méditerranéennes et aussi des fleuves de l’Asie des moussons, au régime
hydrologique contrasté. Par contre, dans les régions pluvieuses tempérées et équatoriales, la contribution des organismes hydrographiques est plus réduite car le
couvert forestier freine la désagrégation mécanique des roches au profit de l’altération chimique qui fournit des débris trop fins pour servir à l’alimentation des
plages. Les côtes arides sont aussi mal loties. Elles ne sont atteintes
qu’exceptionnellement par l’écoulement intermittent des oueds. Dans certains cas,
Fig. 19. — Gains et pertes de sédiments par une plage.
Apports par la dérive littorale (1) de sédiments provenant d'un cours d’eau (2), de l’érosion de
falaises par les vagues (3), d’un vent de terre (4). Apports aussi de sédiments par les vagues à
partir de l’avant-côte (5). Perte de sédiments emportés par des courants d’arrachement (6), par
un vent de mer édificateur de champs de dunes (7), par la dérive littorale (1).
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E. L’origine des matériaux et le budget sédimentaire
des plages
Les sédiments qui alimentent les plages ont des origines diverses (fig. 19).
Certains viennent du domaine marin, mais ce ne sont pas les plus abondants.
L’érosion côtière ne fournit en général que peu de débris, sauf là où de hautes
falaises, taillées dans des roches tendres, reculent rapidement. Ces débris sont pris
en charge par la dérive littorale. De l’avant-côte arrivent parfois encore, remontés
par les vagues, des matériaux qui y avaient été accumulés par des agents continentaux (eau, glace, vent) alors que, pendant la dernière époque glaciaire, le niveau de
la mer était plus bas que celui d’aujourd’hui. Les fonds immergés proches sont
aussi la source d’éléments biodétritiques, particulièrement abondants dans les mers
tropicales : coquilles de mollusques, fragments d’oursins et d’algues calcaires
concassés par les vagues.
Cependant, le gros des matériaux rencontrés sur les plages est d’origine terrigène et, à cet égard, les apports des cours d’eau sont les plus substantiels (fig. 20).
Leur volume varie avec les domaines climatiques. Dans les régions froides, après
le dégel, les fleuves jettent à la mer une charge grossière considérable due à
l’agressivité de la gélifraction sur les versants rocheux. Là où la torrentialité est
forte, le débit solide qui arrive jusqu’à la côte est important. C’est le cas des
rivières méditerranéennes et aussi des fleuves de l’Asie des moussons, au régime
hydrologique contrasté. Par contre, dans les régions pluvieuses tempérées et équatoriales, la contribution des organismes hydrographiques est plus réduite car le
couvert forestier freine la désagrégation mécanique des roches au profit de l’altération chimique qui fournit des débris trop fins pour servir à l’alimentation des
plages. Les côtes arides sont aussi mal loties. Elles ne sont atteintes
qu’exceptionnellement par l’écoulement intermittent des oueds. Dans certains cas,
Fig. 19. — Gains et pertes de sédiments par une plage.
Apports par la dérive littorale (1) de sédiments provenant d'un cours d’eau (2), de l’érosion de
falaises par les vagues (3), d’un vent de terre (4). Apports aussi de sédiments par les vagues à
partir de l’avant-côte (5). Perte de sédiments emportés par des courants d’arrachement (6), par
un vent de mer édificateur de champs de dunes (7), par la dérive littorale (1).
