Photo 8. — Plage de Tanger, Maroc.
Le bas de plage montre une gouttière ou bâche dans laquelle de l’eau subsiste à marée basse.
d’ordre métrique; leur longueur, variable, se mesure généralement en centaines de
mètres. De fait, leur nombre, leur taille, leur forme, leur position varient largement
dans le temps.
Beaucoup de ces barres sont directement liées aux vagues de tempête qui les
créent dans la zone de leur déferlement à partir des matériaux prélevés sur les
plages. Une fois apparues, elles modifient la dynamique de la houle et contribuent
à dissiper son énergie en la freinant. Pendant les périodes de beau temps, les barres
migrent progressivement vers la plage qu’elles engraissent. L’apparition et la
disparition de barres sur l’avant-plage traduit l’adaptation d’un milieu littoral
meuble peu profond à des conditions hydrodynamiques changeantes.
Il existe aussi des barres dont l’existence s’explique par des apports abondants
de sédiments le long du rivage par la dérive littorale. Elles progressent vers la côte
et finissent par s’y accoler tandis que de nouvelles barres se forment sur l’avantplage. Le résultat est une progradation du littoral.
À côté des formes majeures qui viennent d’être décrites et dont certaines
peuvent manquer, en particulier sur les bords des mers à faibles marées, les plages
présentent aussi parfois un modelé de détail original.
Les croissants de plage apparaissent au contact du haut de plage avec le bas
de plage. Il s’agit d’accumulations de sédiments, à l’aspect de rempart semi-circulaire ou triangulaire, ouvertes vers la mer, se terminant par des pointes effilées et
jointives (photo 9). Cornes et creux se succèdent, selon un espacement relativement régulier, sur des distances plus ou moins longues. Les croissants ont des
dimensions qui varient dans l’espace et dans le temps. Leur hauteur peut aller de
Le bas de plage montre une gouttière ou bâche dans laquelle de l’eau subsiste à marée basse.
d’ordre métrique; leur longueur, variable, se mesure généralement en centaines de
mètres. De fait, leur nombre, leur taille, leur forme, leur position varient largement
dans le temps.
Beaucoup de ces barres sont directement liées aux vagues de tempête qui les
créent dans la zone de leur déferlement à partir des matériaux prélevés sur les
plages. Une fois apparues, elles modifient la dynamique de la houle et contribuent
à dissiper son énergie en la freinant. Pendant les périodes de beau temps, les barres
migrent progressivement vers la plage qu’elles engraissent. L’apparition et la
disparition de barres sur l’avant-plage traduit l’adaptation d’un milieu littoral
meuble peu profond à des conditions hydrodynamiques changeantes.
Il existe aussi des barres dont l’existence s’explique par des apports abondants
de sédiments le long du rivage par la dérive littorale. Elles progressent vers la côte
et finissent par s’y accoler tandis que de nouvelles barres se forment sur l’avantplage. Le résultat est une progradation du littoral.
À côté des formes majeures qui viennent d’être décrites et dont certaines
peuvent manquer, en particulier sur les bords des mers à faibles marées, les plages
présentent aussi parfois un modelé de détail original.
Les croissants de plage apparaissent au contact du haut de plage avec le bas
de plage. Il s’agit d’accumulations de sédiments, à l’aspect de rempart semi-circulaire ou triangulaire, ouvertes vers la mer, se terminant par des pointes effilées et
jointives (photo 9). Cornes et creux se succèdent, selon un espacement relativement régulier, sur des distances plus ou moins longues. Les croissants ont des
dimensions qui varient dans l’espace et dans le temps. Leur hauteur peut aller de
