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Les littoraux
Fig. 17. —Submersion (A) ou migration (B} d’une île-barrière
lors d’un relèvement du niveau de la mer.
En A, une nouvelle île-barrière s’est formée lors de la stabilisation du niveau de la mer.
En B, l’île-barrière s’est déplacée au fur et à mesure que le niveau s’élevait.
New York où le relèvement eustatique contemporain ajouté à une subsidence
explique une remontée du niveau de la mer de 30 cm au cours des cent dernières
années, la vitesse moyenne de migration des îles-barrières vers le continent est de
l’ordre de 1,5 m/an.
C. La morphologie des plages
\Les plages présentent généralement un profil transversal plus ou moins concave.
Leur pente varie en fonction du calibre des sédiments qui les constituent et des
caractéristiques des vagues qui y déferlent/ Elle est forte quand les sédiments sont
grossiers. En effet, le jet de rive apporte dans ce cas davantage de matériaux que la
nappe de retrait n’en emporte car celle-ci est affaiblie par l’infiltration de l’eau
plus importante sur un estran de galets que sur un estran de sable fin/ L’équilibre
est établi lorsque le profil est suffisamment raide pour que les effets du jet de rive,
freiné par la pente, et ceux de la nappe de retrait, renforcée par elle, s’annulent. Les
plages abritées, frappées par des vagues courtes et peu cambrées, sont plus pentues
que celles exposées au large et atteintes par des houles longues. Les premières
tendent à réfléchir les vagues, tandis que les secondes favorisent la dissipation de
leur énergie.
Le haut de plage prend la forme d’un bourrelet dû à l’accumulation de matériaux par les mers les plus hautes (fig. 18). Sa partie la plus élevée constitue la
crête de plage édifiée par les vagues de tempête. Des gradins marquent des apports
d’importance décroissante (photo 7).
Une ligne de flexion, à partir de laquelle la pente diminue brusquement tout
comme le calibre des sédiments si l’estran est constitué à la fois par des galets et
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