Agents et processus de l’évolution des littoraux
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La formule de Bagnold a fait ses preuves et elle est très largement utilisée. Mais
de multiples paramètres que cette formule ne prend pas en compte jouent un rôle
dans la mise en mouvement des sables sur une plage. C’est ainsi qu’il faut aussi
faire intervenir la pente de la plage, la rugosité de sa surface, la teneur en eau du lit
sédimentaire balayé par le vent car l’humidité accroît la cohésion des sables, la plus
ou moins bonne classification granulométrique des grains. Sur les dunes littorales,
la présence d’une végétation plus ou moins continue et haute modifie le seuil de
déclenchement de la déflation. On retiendra que pour des sables quartzeux secs de
diamètre compris entre 0,2 et 0,3 mm, le déplacement se fera dès que le vent
atteindra une vitesse de 5 à 6 m.s-1, soit une vitesse de 4 dans l’échelle de Beaufort.
R.A. Bagnold a également proposé la formule suivante qui permet d’avoir
une idée de la quantité de sable transporté par roulage et saltation par un vent de
vitesse donnée :
Q = k;
/ d Pa 3
'Mû, 025 JV*.
Q étant la quantité de sable transporté par unité de temps et par unité de largeur
exprimée en g.cm-1.s-1, pa la densité de l’air (approximativement l,23.10~3 g.cm-3),
g l’accélération de la pesanteur (981 cm. s-2), v* la vitesse de frottement du vent en
cm.s-1, d le diamètre des grains de sable en cm et k2 un coefficient sans
dimension : on convient généralement de prendre 1,5 pour du sable très bien trié,
1,8 pour du sable bien trié comme le sable de dune, 2,8 pour du sable mal trié et
3,5 pour les surfaces comprenant des éléments non mobilisables par le vent. La
vitesse de frottement doit être calculée au niveau du sol. Y. F. Thomas (1975)
propose la formule suivante qui donne, pour un lit de granulats mobiles de
0,025 cm de diamètre moyen, la relation entre la vitesse de frottement et la vitesse
du vent à 1 150 cm au-dessus du sol, exprimées en cm.s-1 :
[v, = 0, 045v1150- 11,42]
© armand
colin.
La
photocopie non
autorisée est un
délit.
Selon le Laboratoire central d’hydraulique de France, dans le cas de particules
quartzeuses sèches dont la taille est comprise entre 0,2 et 0,3 mm, un vent de
vitesse égale à 7 m.s-1 (degré 4 dans l’échelle de Beaufort) met en mouvement
10 kg de sable par mètre linéaire de plage et par heure. On passe à 100 kg pour un
vent de 12 m.s-1 (degré 6 dans l’échelle de Beaufort) et à 500 kg pour un vent de
18 m.s-1 (degré 8 dans l’échelle de Beaufort). Sur la côte des Landes, des pièges à
sable ont permis d’évaluer entre 20 et 30 m3 le volume des grains que le vent
déplace chaque année par mètre linéaire de plage.
F. Les eaux d’écoulement et d’infiltration
Les eaux qui ruissellent contribuent à faire évoluer les formes littorales. Les
phénomènes d’écoulement superficiel voient leur efficacité souvent renforcée sur
les côtes car à l’eau de la pluie s'ajoute celle apportée par les paquets de mer
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La formule de Bagnold a fait ses preuves et elle est très largement utilisée. Mais
de multiples paramètres que cette formule ne prend pas en compte jouent un rôle
dans la mise en mouvement des sables sur une plage. C’est ainsi qu’il faut aussi
faire intervenir la pente de la plage, la rugosité de sa surface, la teneur en eau du lit
sédimentaire balayé par le vent car l’humidité accroît la cohésion des sables, la plus
ou moins bonne classification granulométrique des grains. Sur les dunes littorales,
la présence d’une végétation plus ou moins continue et haute modifie le seuil de
déclenchement de la déflation. On retiendra que pour des sables quartzeux secs de
diamètre compris entre 0,2 et 0,3 mm, le déplacement se fera dès que le vent
atteindra une vitesse de 5 à 6 m.s-1, soit une vitesse de 4 dans l’échelle de Beaufort.
R.A. Bagnold a également proposé la formule suivante qui permet d’avoir
une idée de la quantité de sable transporté par roulage et saltation par un vent de
vitesse donnée :
Q = k;
/ d Pa 3
'Mû, 025 JV*.
Q étant la quantité de sable transporté par unité de temps et par unité de largeur
exprimée en g.cm-1.s-1, pa la densité de l’air (approximativement l,23.10~3 g.cm-3),
g l’accélération de la pesanteur (981 cm. s-2), v* la vitesse de frottement du vent en
cm.s-1, d le diamètre des grains de sable en cm et k2 un coefficient sans
dimension : on convient généralement de prendre 1,5 pour du sable très bien trié,
1,8 pour du sable bien trié comme le sable de dune, 2,8 pour du sable mal trié et
3,5 pour les surfaces comprenant des éléments non mobilisables par le vent. La
vitesse de frottement doit être calculée au niveau du sol. Y. F. Thomas (1975)
propose la formule suivante qui donne, pour un lit de granulats mobiles de
0,025 cm de diamètre moyen, la relation entre la vitesse de frottement et la vitesse
du vent à 1 150 cm au-dessus du sol, exprimées en cm.s-1 :
[v, = 0, 045v1150- 11,42]
© armand
colin.
La
photocopie non
autorisée est un
délit.
Selon le Laboratoire central d’hydraulique de France, dans le cas de particules
quartzeuses sèches dont la taille est comprise entre 0,2 et 0,3 mm, un vent de
vitesse égale à 7 m.s-1 (degré 4 dans l’échelle de Beaufort) met en mouvement
10 kg de sable par mètre linéaire de plage et par heure. On passe à 100 kg pour un
vent de 12 m.s-1 (degré 6 dans l’échelle de Beaufort) et à 500 kg pour un vent de
18 m.s-1 (degré 8 dans l’échelle de Beaufort). Sur la côte des Landes, des pièges à
sable ont permis d’évaluer entre 20 et 30 m3 le volume des grains que le vent
déplace chaque année par mètre linéaire de plage.
F. Les eaux d’écoulement et d’infiltration
Les eaux qui ruissellent contribuent à faire évoluer les formes littorales. Les
phénomènes d’écoulement superficiel voient leur efficacité souvent renforcée sur
les côtes car à l’eau de la pluie s'ajoute celle apportée par les paquets de mer
